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Sport

La CAN, une aubaine pour le Gabon?

La 31ème édition de la CAN se déroule au Gabon jusqu'au 5 février prochain. Qu'en sera-t-il ensuite? Cette CAN peut-elle constituer une aubaine économique pour pays, qui est sur le chemin de l'émergence?

Le Gabon est plutôt bien loti par rapport à ses voisins dans la région. Avec un PIB par habitant de 8851 dollars en 2015, ce pays d'Afrique Centrale est considéré par les institutions internationales comme un pays à revenu intermédiaire. Seulement, le chômage frappe fort dans ce pays de 1,8 millions d'habitants et dont l'économie dépend encore beaucoup du cours du pétrole. En ce moment, entre 16 et 20% de la population active n'a pas de travail.

Des projets qui découlent des investissements

Néanmoins, le président Ali Bongo voit cette Coupe d'Afrique des Nations comme étant une aubaine pour le pays. Bien que la construction des stades a coûté cher au contribuable, le but n'est pas de tout laisser tomber après la compétition :

"...parce que ce ne sont pas des infrastructures qui sont perdues. Autour du stade à Port-Gentil, il y a tout un projet immobilier, une cité que nous allons construire pour les habitations. Nous avons fait de nouvelles routes."

Et à en croire certains membres du gouvernement, comme la Ministre des Sports  Yolanda Assele-Ebinda, cela ne peut être que bénéfique au Gabon.

"Nous avons un président qui est passionné de football, et de sport en général. Et quand il est arrivé au pouvoir en 2009, il a décidé de faire du Gabon une vitrine du sport en Afrique. Une grande manifestation comme ça, ça booste les infrastructures".

463 milliards de Francs CFA pour la CAN 2017

Seulement, les coûts sont également très importants. En cinq ans, le Gabon a organisé la CAN à deux reprises : une première fois avec la Guinée-Equatoriale en 2012, et cette année. En 2012, cela avait coûté 400 milliards de Francs CFA, tandis que cette année, cela tourne autour des 463 milliards. Des sommes très importantes, qui auraient pu être investies ailleurs, selon l'écrivain et universitaire Noel Bertrand Boundzanga :

"On n'est pas contre le football, on aime le football. Le problème, c'est qu'on ne peut pas dépenser 500 milliards dans une conjoncture économique et sociale difficile pour organiser des matchs de football alors que à côté, il manque des tables et des bancs dans les écoles, il y a un manque de médicaments dans les hôpitaux... Il manque de tout!"

A voir donc si le Gabon parviendra à émerger après la fête, qui s'achèvera le 5 février prochain.