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International

L' Arabie Saoudite sur le chemin de la pauvreté?

Le budget de l'année 2016 prévoit un déficit de 80 milliards d'euros. Une crise économique majeure pour la première économie arabe, et qui va avoir des répercussions sur la politique intérieure, comme extérieure du pays.

La crise saoudienne prend notamment racine dans la chute du prix du pétrole, qui dure depuis plus d'un an. Il a récemment atteint 37 dollars le baril, son plus bas niveau depuis six ans. Or l'économie du pays, peu diversifiée, repose en grande partie sur cette industrie.

Symbolbild Saudi Arabien Finanzmarkt Ölfelder Öl

Ces derniersmois, la baisse de la valeur de l'or noir, principale ressource de l'Arabie saoudite, inquiète les Saoudiens

Sebastian Sons, expert du Moyen-Orient pour le Conseil allemand des relations extérieures, n'est pas optimiste pour l'avenir du royaume:

"C'est difficile de mettre en place des mesures, qui pourront aussi être douloureuses, dans une société habituée depuis des décennies à être complètement alimentée."

Justement, des réformes d'austérité ont été annoncées hier par le ministère des Finances. Elles concernent entre autres les prix de l'eau, de l'électricité et des produits pétroliers. Jusqu'alors, ils étaient maintenus artificiellement à des taux bas par le pouvoir. La hausse des prix du carburant prend effet dès aujourd'hui mardi.

Saudi Arabien König Salman

Le roi Salman d'Arabie Saoudite

Cette crise économique en Arabie Saoudite pourrait aussi modifier la stratégie du pays dans la région. En effet, Riyad combat constamment l'influence de l'Iran et est engagé dans les conflits au Yémen et en Syrie.

Symbolbild Kampfflugzeuge von Saudi Arabien

Des avions de combat de l'armée de l'air saoudienne sont engagés dans la lutte contre "l'Etat Islamique"

Toutes ces opérations se chiffrent en milliards de dollars. Pour Sebastian Sons, cela doit changer:

"La conséquence logique serait de réduire son rôle régional et de mener une politique extérieure pragmatique. Il faut abandonner cette attitude hostile face à l'Iran et, bon gré, mal gré, trouver un accord avec ce pays pour venir à bout des conflits régionaux. Tout simplement pour économiser de l'argent. Et il ne faut pas oublier le Yémen : ce n'est pas seulement un désastre militaire, mais aussi un désastre financier."

Riyad continue pourtant à s'impliquer à l'étranger : à la mi-décembre, le pays a lancé une coalition de 34 Etats musulmans pour lutter contre le groupe "Etat islamique".

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