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Afrique

Législatives au Congo-Brazzaville : une partie du Pool n'a pas voté

En raison du climat d'’insécurité et de violence, les électeurs du département du Pool n'ont pu voter que dans six des 14 circonscriptions électorales que compte ce département, situé dans le sud du pays.

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"Là où il n’ya pas eu d’élections, les députés sortants peuvent continuent à siéger." (Serge Michel Odzokile)

Selon la loi électorale au Congo-Brazzaville, des élections partielles devraient être organisées dans les huit autres provinces où les électeurs n’ont pu voter. Une idée à laquelle adhère l'opposant Guy-Brice Parfait Kolelas, candidat dans cette province, joint par la Deutsche Welle. Cependant, Serge Michel Odzokile, le  porte-parole du PCT, le Parti congolais du travail, au pouvoir, envisage un autre scénario:

"Quant on n'organise pas les élections, les députés sortants continuent à siéger. C'est prévu par la loi électorale. Là, dans ces circonscriptions où il n'y a pas eu de vote, il y aura certainement des élections partielles à organiser. Mais en attendant, les sièges ne sont pas vides. Les élections partielles sont déterminées par le climat dans le département du Pool. Il faut au préalable que le calme revienne dans ce département. Que cette situation d'insécurité qui a fait qu’on n’a pas pu organiser les élections disparaisse, avant de rétablir une situation normale."

Guy Brice Parfait Kolelas s’est présenté dans le département du Pool

Guy Brice Parfait Kolelas s’est présenté dans le département du Pool

Des précédents

Le département du Pool connait ce cas de figure pour la deuxième fois. En 2002, à cause  de l’insécurité qui y prévalait, les électeurs n’avaient pas pu voter dans un peu plus de la moitié des 13 circonscriptions de l’époque. 
Cette province n’avait pas été représentée dans l’hémicycle, jusqu’à la législature de 2007. Même chose en 2012. Le 4 mars 2012, l’explosion d’un dépôt d’armes à Mpila, près de Brazzaville, a fait plus de 300 morts, 2.500 blessés et détruit des milliers d’habitations. Conséquence : le gouvernement n'a pas pu organiser les élections législatives et le mandat des députés avait été tacitement renouvelé.

Rappelons que dans le cadre de ces législatives, le parti au pouvoir a présenté 128 candidats sur 151 sièges à pourvoir. Plusieurs indépendants qui lui sont proches ont également présenté leurs candidatures.

 De nombreux alliés de l'ancien parti unique, ainsi que 31 des 38 membres du gouvernement, ont pris part au scrutin.

L'opposant Jean-Marie Michel Mokoko est incarcéré depuis juin 2016. Il est poursuivi pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État.

L'opposant Jean-Marie Michel Mokoko est incarcéré depuis juin 2016. Il est poursuivi "pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État".

 La principale formation d'opposition, l’UPADS, l'Union panafricaine pour la démocratie sociale, le parti fondé par l’ex-président Pascal Lissouba, a pour sa part investi 43 candidats à ces élections législatives, contre 31 pour l'Union des démocrates et humanistes, UDH-Yuki de Guy-Brice Parfait Kolélas, arrivé deuxième à la présidentielle de 2016.

La Fédération de l'opposition, composée de l'Initiative pour la démocratie au Congo (IDC), le Front républicain pour le respect de l'ordre constitutionnel et l'alternance démocratique (FROCAD) et la Composante Jean-Marie Michel Mokoko (CJ3M), a boycotté le scrutin.

Avant leur participation, ils avaient exigé la fin de la crise du Pool et la libération de tous les prisonniers politiques, en l’occurrence, Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, arrêtés et incarcérés respectivement  en juin 2016 et janvier 2017 "pour atteinte à la sûreté intérieure de l'État".

     

 

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