Législatives allemandes: une issue incertaine | Allemagne | DW | 25.09.2009
  1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Allemagne

Législatives allemandes: une issue incertaine

Selon les derniers sondages, une coalition conservatrice faite des unions chrétiennes et des libéraux du FDP serait coude à coude avec la somme des trois autres principales formations, le SPD, Die Linke et les Verts.

default

Selon les derniers sondages juste avant les législatives de dimanche, une coalition conservatrice faite des unions chrétiennes et des libéraux du FDP serait coude à coude avec la somme des trois autres principales formations, les sociaux-démocrates du SPD, la gauche de Die Linke et les Verts. Angela Merkel est chancelière depuis 2005. Jusqu'à il y a très peu de jours, on était à peu près sûr qu'elle devrait être reconduite dans ses fonctions, mais là aussi, suspens.

Angela Merkel, à la tête du bloc conservateur CDU-CSU

Bundeskanzlerin Angela Merkel Portrait

Angela Merkel, chancelière depuis 2005

Angela Merkel est à la tête du bloc conservateur CDU-CSU, CDU pour Union chrétienne-démocrate, et CSU, pour la petite sœur bavaroise l'Union chrétienne-sociale. Pour les unions chrétiennes, le partenaire de coalition pour gouverner l'Allemagne pendant les quatre prochaines années est clairement défini :

« Je crois que nous sommes très proches du FDP – et il n'est pas question de moi ou de Guido Westerwelle, mais des contenus de nos programmes. Que ce soit en matière de politique économique ou de création d'emplois, les projets se ressemblent. Nous nous battons pour une union chrétienne forte, et nous espérons que les résultats suffiront pour former une coalition avec les libéraux. Pour moi, l'important est de savoir : Quelles sont les meilleures méthodes pour créer des emplois ? Qui est le plus compétent en matière d'économie ? Et c'est la coalition avec le FDP qui me semble la plus appropriée. »

Les libéraux du FDP sont dirigés par Guido Westerwelle, que la chancelière vient de citer. Une alliance CDU-CSU et FDP serait en faveur d'importantes baisses d'impôts sur le revenu, et de la prolongation de la durée de vie des centrales nucléaires. Deux questions qui font débat actuellement en Allemagne.

« Nous voulons mettre sur pied un gouvernement de centre-droit avec les unions chrétiennes. Nous pensons que les projets des sociaux-démocrates et des Verts ne coïncident pas avec les nôtres. Ils conduisent à davantage de charges pour les citoyens. C'est pourquoi nous ne mettrons pas nos voix à disposition pour créer une majorité rouge-verte. »

Les unions chrétiennes et le FDP pour les baisses d'impôts

Frank-Walter Steinmeier waehrend der Sendung Wahlarena

La CDU/CSU et le SPD s'affrontent aux élections, mais ils sont partenaires de coalition

Pour les sociaux-démocrates du SPD en tous les cas, une baisse des impôts est totalement irréaliste en temps de crise. Quoique… l'Allemagne commence très doucement à se remettre justement de la crise la plus grave qui l'ait frappée depuis la Seconde Guerre mondiale. Et c'est là tout le piquant de ces élections législatives. Des tas de mesures ont été prises, notamment pour endiguer la hausse du chômage. Des mesures prises à Berlin par le gouvernement actuel de grande coalition par le camp conservateur d'Angela Merkel et les sociaux-démocrates de Frank-Walter Steinmeier. Deux candidats qui s'affrontent au scrutin de dimanche. Officiellement, personne ne veut plus de grande coalition. Mais, on verra ce qu'auront décidé les électeurs. Si aucune majorité ne se dessine finalement, CDU et SPD seront peut-être obligés de gouverner une nouvelle fois ensemble. Pour le moment, Frank-Walter Steinmeier ne s'est exprimé clairement qu'à l'égard du parti de la gauche radicale, mais là encore prudence, c'est une déclaration d'il y a quelque temps déjà :

« Celui qui refuse les responsabilités, celui qui ne fait pas preuve de raison ne peut prendre les commandes d'un Etat. Et il n'a aucun avenir en politique. C'est pourquoi, il n'y aura pas de coalition avec Die Linke, le parti de gauche, après les élections. »

Il faut compter avec Die Linke et les Verts

Guido Westerwelle FDP

Les libéraux du FDP, les faiseurs de roi

Le parti de gauche Die Linke est un rassemblement des déçus de la social-démocratie et des néo-communistes de l'ex-RDA, l'ancienne Allemagne de l'Est. Le trésorier de Die Linke Dietmar Bartsch, souligne, lui, qu'au niveau régional, il existe bel et bien des coalitions « rouges-rouges ». Et qu'en ce moment-même, après des élections serrées pour le gouvernement régional de Thuringe, dans l'ex-RDA, on discute ferme entre sociaux-démocrates, die Linke, et les Verts :

« Nous souhaitons que les trois partis évoquent les points de convergence qui caractérisent les uns et les autres. Nous aimerions former une coalition qui change la donne politique en Thuringe. Les discussions qui concernent les personnes qui seront amenées à gouverner devraient intervenir dans un deuxième temps. »

Les Verts justement, où en sont-ils ? Ils sont crédités de 11% d'intention de vote, juste devant Die Linke. Ils ont été envisagés pour toutes sortes de coalition. Tout d'abord pour celle qu'on appelle « le feu tricolore » : SPD, FDP et Verts. Seulement, les libéraux n'en veulent pas. Les écologistes sont également pressentis pour « la coalition Jamaïque » : Unions chrétiennes, FDP, Verts. Mais là, il y aurait des débats intéressants sur le dossier du nucléaire. Claudia Roth est la co-présidente des Verts. Elle ne milite pas vraiment en faveur de cette union contre nature :

Deutschland Wahlen Die Linke Oskar Lafontaine und Gregor Gysi in Berlin

Oskar Lafontaine et Gregor Gysi, les figures de proue de Die Linke

« Nous sommes pour un dialogue avec tous les partis. Mais attention, l'important, ce sont les contenus. Il est évident que le dialogue ne durera pas très longtemps avec un parti qui se déclare en faveur de l'énergie nucléaire et de la prolongation de la durée de vie des centrales. »

Suspens donc ce dimanche au cours d'un scrutin qui va renouveler le Bundestag, la chambre basse du Parlement. Près d'un quart des électeurs sont encore indécis, ce qui contribue en entretenir le suspens.

Carine Debrabandère, AJM