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International

Législatives à risque aux Pays-Bas

Les électeurs néerlandais se rendent aux urnes ce mercredi pour des élections qui pourraient voir le parti anti-islam, dirigé par Geert Wilders, devenir le groupe le plus fort au Parlement.

C'est une année cruciale pour les életions en Europe occidentale. Après les Pays-Bas, ce sera au tour de la France avec une élection présidentielle en avril, suivie d'élections législatives en juin. Et l'Allemagne renouvelle également son parlement en septembre. Dans chaque pays, on assiste à une montée croissante des partis d'extrême-droite, une situation qui pourrait changer le paysage politique de l'Europe. Cette période électorale se déroule sur fond de crise diplomatique entre un certains nombre de pays européens dont les Pays-Bas et la Turquie.

La tension est loin d’être retombée entre La Haye et Ankara, après l'interdiction faite par les autorités néerlandaises à des ministres turcs de participer à des meetings en faveur du président Recep Tayyip Erdogan. Une tension persistante alors que le Premier ministre Mark Rutte a assuré avoir fait de son mieux pour un retour à la normale. Mardi il s'est tout de même dit "en colère" et a qualifié de "falsification nauséabonde de l'Histoire" des propos de Erdogan sur le massacre de 8.000 musulmans de Srebrenica par les forces serbes de Bosnie en 1995. Ces troubles diplomatiques surviennent en pleine période électorale aux Pays-Bas où l’extrême -droite semble gagner du terrain.

Une extrême-droite de plus en plus offensive

Tout au long de sa campagne le message de Geert Wilders a été clair: stopper la migration, fermer les frontières et retirer les Pays-Bas de l'Union européenne, il affirme "c’est tout ce pour quoi je lutte: réconforter ces gens et leur rendre les Pays-Bas, et si nous ne le faisons pas, c'est une élection cruciale et historique, nous cesserons d'exister. Nous perdrons les Pays-Bas, nous n'aurons plus de liberté ni de souveraineté." 

Avec le slogan "Les Pays-Bas encore une fois", Wilders espère que le sentiment anti-establishment qui a conduit les Britanniques à soutenir le Brexit et permis à Donald Trump de remporter la présidence américaine, l'aidera également à prendre la plus grande part des votes lors des élections de ce 15 mars. 

Mais même s’il l’emporte, les dirigeants de parti ont exclu la formation d'une coalition avec Wilders qui a été condamné l'année dernière pour incitation à la discrimination contre les Marocains. De nombreux politiciens néerlandais trouvent sa politique offensive. Le Premier ministre Rutte, qui cherche à garder le pouvoir, ne veut rien avoir à faire avec lui "je me suis particulièrement battu pour transmettre mon message au public néerlandais. Je discute avec le plus grand nombre de personnes possible de ma vision et de mon point de vue sur l'avenir des Pays-Bas et je ne discute pas avec un collègue en particulier." 
 

Les Néerlandais divisés

En pleine crise des réfugiés en Europe, Geert Wilders souhaite, entre autres, imposer l'interdiction d'entrée aux migrants musulmans, la fermeture de toutes les mosquées aux Pays-Bas et l'arrêt de la vente de Corans. Des idées diversement appréciées par les électeurs néerlandais. Une femme au foyer estime que "les demandeurs d'asile, ceux qui ont obtenu le statut de réfugié, sont prioritaires devant nous en tant que citoyens. C'est l'une des principales raisons pour lesquelles nous votons pour Wilders." Mohamed, entrepreneur marocain, pense lui que "ce qu'il veut faire c'est fermer les frontières, donner une mauvaise image des Pays-Bas. Si Wilders gouverne le pays, ce n'est pas bon pour l'économie des Pays-Bas." 

Un résident de Volendam interrogé trouvelui difficile de prendre une décision. "Tant de choses se sont passées dans le monde qu'il est difficile de se positionner correctement, donc je ne sais pas encore pour qui je vais voter, mais je vais quand-même voter." Quoi qu’il en soit les résultats seront suivis de près en France et en Allemagne, où les partis populistes de droite devraient également réaliser des scores importants lors des élections à venir.

Quelque 12,6 millions de personnes sont attendues aux urnes aux Pays-Bas. Cette année, leurs bulletins de vote seront comptés à la main, au lieu d'un système automatisé par crainte de piratage qui pourrait modifier les résultats. Vingt-huit partis se disputent 150 sièges à la Chambre basse du Parlement. Un électorat de plus en plus divisé signifie que quatre ou plusieurs partis devront probablement former une coalition - ce processus pourrait durer des mois.

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