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Afrique

L'économie burundaise au ralenti

Depuis le début de la crise au Burundi, l'activité tourne au ralenti à Bujumbura, la capitale. Fermetures de magasins, manque de devises étrangères: les conséquences pour l'économie du pays pourraient être lourdes.

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"Je ne gagne presque rien en ce moment" (Une commerçante de Musaga)

Dans les quartiers touchés par les manifestations à Bujumbura, les magasins sont fermés. A Musaga, un des quartiers contestataires, cette commerçante a profité de la trêve du week-end pour ouvrir son épicerie :

"Je ne peux ouvrir que de temps en temps, quand la sécurité le permet. Mais bien sûr, cela a des conséquences sur ma famille. Je ne gagne presque rien en ce moment."

Le Burundi qui se relevait à peine d'une longue guerre civile reste l'un des plus pauvres au monde. Pour l'économiste burundais Frédéric Nimubona, les conséquences des troubles actuels pourraient être lourdes :


"On constate que les activités tournent au ralenti. Les employés ne se rendent pas sur leurs lieux de travail, ce qui peux occasionner un manque à gagner. Et par la suite, les bailleurs de fonds et les investisseurs étrangers deviendront réticents, ce qui empêche l'entrée de devises étrangères dans le pays."

Baisse du franc burundais


Dans les bureaux de change de Bujumbura, le taux du franc burundais a baissé et l'on s'inquiète du manque de devises étrangères :

"Nous n'avons pas de dollars parce que nous n'avons plus de visiteurs en provenance de l'étranger. Tout le monde quitte le pays. Et nous avons beaucoup de demandes pour des devises, mais nous ne pouvons pas les satisfaire. A cette heure, je n'ai aucun dollar."

La communauté internationale a menacé de sanctions si le président s'obstine à briguer un troisième mandat. 50 % du budget du pays provient de l'aide internationale. Mais le gouvernement ignore les mises en garde. Willy Nyamitwe, porte-parole de la présidence :

"Nous pouvons connaître une crise économque. Mais plutôt qu'une crise politco-sécuritaire, nous préférons une crise budgétaire, que nous pouvons résoudre avec l'appui d'autres partenaires. La communauté internatonale, ce n'est pas seulement l'Union européenne."


Le Burundi se relevait à peine d'une longue guerre civile, et reste l'un des pays les plus pauvres au monde.

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