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Vu d'Allemagne

« Là, où le temps s'est arrêté »

La presse revient sur la visite du président allemand Joachim Gauck à d'Oradour-sur-Glane. C'est la première fois qu'un dirigeant allemand se rendait dans ce village, témoin d'un terrible massacre en 1944.

French President Francois Hollande (L), German President Joachim Gauck (R) and massacre survivor Robert Hebras hold hands as they stand in the church of the French martyr village of Oradour-sur-Glane, near Limoges, September 4, 2013. Six hundred forty-two inhabitants of Oradour-sur-Glane, men, women and children, were massacred by soldiers of a German Waffen-SS Panzer division who also destroyed the entire village on June 10, 1944. A new village was built nearby after the war, but the remains of the original village has been maintained as a permanent World War II memorial and museum. REUTERS/Philippe Wojazer (FRANCE - Tags: POLITICS CONFLICT TPX IMAGES OF THE DAY)

Les présidents français et allemands François Hollande et Joachim Gauck et le rescapé Robert Hébras (au centre)

C'était il y a 69 ans, dans la France occupée par l'Allemagne : 200 soldats de la Waffen-SS, les troupes d'élite du régime nazi, procédaient au massacre de 642 habitants à Oradour-sur-Glane dans le centre de la France. Mercredi 4 septembre, les présidents allemands et francais, Joachim Gauck et Francois Hollande se sont rendus ensemble sur les ruines du village.

« Le poids de l'avenir », titre la Süddeutsche Zeitung pour qui le président allemand Joachim Gauck a tenu en France “deux discours impressionants”. Un premier discours axé sur le passé et la culpabilité. Un autre tourné vers l'avenir. Les deux parties s'adressent aussi bien aux Allemands qu'aux Français, estime le quotidien. « Soyez reconnaissants envers l'Union européenne, car c'est la meilleure chose qui soit sortie de la tragédie que fut la seconde guerre mondiale », résume la Süddeutsche. Selon le quotidien, ces dernières années, les Allemands ont consacré beaucoup de temps et d'efforts au devoir de mémoire. « Sans ce travail, la construction de l'Union européenne n'aurait pas été possible », juge le journal pour qui la visite de Joachim Gauck à Oradour, même si elle est tardive, témoigne d'une certaine tradition allemande. Mais c'est plutôt pour le présent et l'avenir que la Süddeutsche Zeitung se fait du souci. « Les Allemands et les Français ont de moins en moins de choses à se dire et le pire, c'est qu'ils ne se comprennent pas », regrette le quotidien.

« Là, où le temps s'est arrêté », titre à son tour la Frankfurter Allgemeine. En cette journée particulière, le journal a decidé de suivre deux rescapés du massacre, Robert Hébras et Jean-Michel Darthout, âgés aujourd'hui de 88 et 89 ans. Deux hommes qui ont abandonné depuis longtemps l'idée de donner une suite judiciaire au massacre, explique le journal, qui rappelle l'échec des précédentes enquêtes et actions en justice.

De son côté, Die Tageszeitung s'est intéressée à la Suède… Un pays qui accorde l'asile aux réfugiés syriens… Face à l'aggravation du conflit en Syrie, la Suède a décidé d'accorder un permis de séjour aux 8.000 réfugiés syriens présents sur son sol. Une règle qui doit à l'avenir aussi s'appliquer aux nouveaux arrivants de Syrie. Mais le gouvernement suédois demande aussi aux autres pays membres de l'Union de faire un petit effort. L'occasion pour Die Tageszeitung de se pencher sur le cas allemand. Le quotidien rappelle que l'Allemagne s'est engagée à accorder un asile temporaire à 5.000 réfugiés syriens. Mais selon le journal, les candidatures de Syriens qui ont de la famille en Allemagne seraient favorisées.

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