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Afrique

Kigali accusé après l'attaque de Kajaga

Au Burundi, le responsable de la communication présidentielle, Willy Nyamitwe, a échappé lundi à une tentative d'assassinat, selon les autorités. La police, mais aussi des responsables du régime accusent le Rwanda.

Écouter l'audio 02:09

"Le Burundi est un pays sécurisé" (Willy Nyamitwe, début novembre)

L'embuscade a eu lieu dans le quartier de Kajaga, au bord du lac Tanganyika et tout près de la frontière congolaise. Un quartier où vivent plusieurs dignitaires du régime. Willy Nyamitwe rentrait chez lui lundi soir quand plusieurs assaillants armés de grenades et de kalachnikovs ont surgi, selon la police. Le conseiller a été légèrement blessé au bras, mais un de ses gardes du corps a été tué et un autre blessé. 

Ce mardi matin, la route vers la frontière avec la RDC était coupée. Selon nos informations, les autorités s'attendaient à une attaque dans cette zone, la sécurité y avait été renforcée. Il y a plusieurs jours, deux militaires ont été arrêtés selon les forces de l'ordre. Et ils ont avoué que des ordres venaient de Kigali pour mener des opérations armées. Lors d'une conférence de presse, le porte-parole de la police nationale, Pierre Nkurikiye, a affirmé que c'était la troisième fois que le conseiller en communication du président échappait à une tentative d'assassinat. Pourtant, au début du mois, Willy Niamitwe, assurait à notre micro que le Burundi était un pays sûr :

"Le pays est maintenant sécurisé, vous pouvez passer partout, que ce soit de jour comme de nuit. Pourquoi? Parce que le président a pris le taureau par les cornes, a décidé de foncer droit vers la sécurisation, la pacification totale du pays."

Le Rwanda désigné coupable sur Twitter

Plusieurs figures de l'État et du gouvernement burundais ont déjà désigné les coupables sur Twitter. À peine quelques heures après l'attaque, le porte-parole de la police nationale a accusé le Rwanda: "Toujours les mêmes auteurs basés à Kigali, les mêmes cibles, même modus operandi", a-t-il écrit. Son frère et ministre des Affaires étrangères, Alain-Aimé Nyamitwe a dénoncé sur Twitter "une nouvelle vaine tentative de perturber les institutions républicaines". 

Pourtant, des sources parlent d'un groupe de généraux opposés au régime qui seraient prêts à se débarraser de Willy Nyamitwe. Le conseiller est décrit par ses détracteurs comme quelqu'un de très puissant au sein du régime et de très manipulateur. Le conseiller a l'oreille du président Pierre Nkurunziza et défend depuis le début de la crise sa politique à l'étranger.

En revanche, le ministre en charge des Droits de l'homme, Martin Nivyabandi, qui a lui-même échappé à un attentat en avril, a balayé ces accusations:

"Y'a toujours des gens qui voudraient créer des histoires, mais il n'y a rien. Nous, nous n'allons pas dans des histoires où les gens voudraient se monter les uns contre les autres. Ce sont de pures rumeurs."

Le ministre qui nous a assuré que les coupables de l'attaque contre Willy Niamitwe seraient retrouvés d'ici quelques heures ou quelques jours.

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