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International

Kiev joue la carte de l'apaisement

La situation reste instable dans l'est de l'Ukraine. Des séparatistes pro-russes occupent toujours plusieurs bâtiments officiels. En réponse, l'Ukraine a choisi le dialogue et promet une amnistie aux protestataires

Face-à-face toujours tendu dans l'est de l'Ukraine. Hier, Vladimir Poutine, qui dispose toujours de dizaines de milliers de soldats massés à la frontière a fait monter la pression d'un cran, en dissuadant Kiev de lancer l'assaut contre les séparatistes pro-russes. Ces derniers se sont en effet barricadés dans des bâtiments officiels à Lougansk et à Donetsk, pour faire entendre leurs revendications.

Dans ce contexte, le gouvernement ukrainien opte aujourd'hui pour l'apaisement, en promettant une amnistie aux protestataires s'ils déposent les armes. Le président ukrainien par interim, Olexandre Tourtchinov, se serait entretenu par téléphone avec des représentants des militants pro-Russes de Lougansk pour leur proposer un compromis.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry appelle au dialogue national

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry appelle au dialogue national

Retour vers la situation dialoguée avec la création d'une commission comprenant des représentants ukrainiens et étrangers pour étudier les points de conflits. Il s'est également prononcé pour un renforcement des pouvoirs des administrations locales, jusqu'ici nommées par Kiev.

Pas de fédéralisme

Mais cela ne veut pas dire que Kiev ouvre la voie à une fédéralisation, qui est d'ailleurs une revendication des militants pro-russes. Les autorités ukrainiennes en place depuis la destitution de Viktor Ianoukovitch veulent bien faire des concessions mais ils n'accepteront pas de réviser de la constitution ukrainienne pour y introduire un volet fédéral. Selon les décideurs ukrainiens, ce serait un premier pas vers l'éclatement du pays.

Jusque là, les Occidentaux et les Ukrainiens pro-européens se rassuraient en signalant que les partisans d'un rattachement de l'Est à la Russie sont extrêmement minoritaires. Ils ont donc revu leur position et il se pourrait que ce soit sous influence de la diplomatie américaine. John Kerry a effectivement appelé l'Ukraine au dialogue national. Sans dialogue, le risque est grand en effet que les positions se radicalisent. Les tensions sont déjà très fortes dans les provinces de l'est entre pro-russes et pro-ukrainiens. Il serait dangereux d'ignorer ces minorités à l'approche du scrutin présidentiel ukrainien, qui a de fortes chances de voir gagner les pro-européens. Dans une semaine, le dialogue reprendra également entre la Russie, les Etats-Unis, l'Ukraine et l'Union européenne, pour tenter de trouver une issue à la crise ukrainienne.

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