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Afrique

Khartoum libère des détenus politiques

Après avoir annoncé lundi une amnistie, le président soudanais Omar el-Béchir a effectivement fait libérer sept détenus politiques. D'autres devraient bientôt retrouver la liberté.

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Les prisonniers politiques remis en liberté mardi par Khartoum

Les détenus politiques libérés mardi 2 avril sont les premiers prisonniers à être remis en liberté depuis la signature d'un accord de paix le mois dernier entre le Soudan et le Soudan du Sud et la reprise des flux pétroliers transfrontaliers. Le président soudanais Omar el-Béchir a par ailleurs réitéré son appel au dialogue, notamment avec l'opposition.

Parmi les personnes qui viennent de retrouver la liberté figurent des membres de l'opposition accusés par Khartoum d'être impliqués dans un projet visant à renverser le régime. Leur interpellation avait fait réagir Human Rights Watch (HRW). Jean-Marie Fardeau, directeur du bureau français de HRW revient sur les raisons de leur arrestation :

Omar el-Béchir, le président soudanais, aux côtés de Salva Kiir, son homologue du Soudan du Sud

Omar el-Béchir, le président soudanais, aux côtés de Salva Kiir, son homologue du Soudan du Sud

« Ils avaient été arrêtés en janvier dernier après avoir participé à des négociations à Kampala avec des mouvements rebelles armés du Sud-Kordofan et du Nil bleu, deux provinces qui sont au Soudan mais qui font frontières avec le Soudan du Sud. Cet accord avait permis d'établir une base pour que ces mouvements à la fois pacifique et rebelles s'entendent pour agir à l'encontre du gouvernement soudanais. »

Combien de prisonniers politiques

Tous les autres détenus politiques devraient prochainement être remis en liberté, c'est du moins ce que promet Omar el-Béchir. Mais pour l'instant, les organisations de défenses des droits de l'Homme n'ont pas de chiffres précis sur le nombre de détenus :

« Il est très difficile de savoir le nombre de prisonniers politiques au Soudan parce que la loi de sécurité nationale permet de détenir sans qu'il y ait de passage devant un juge donc, une détention purement administrative. On peut détenir pendant quatre mois selon la loi. Nous craignons que beaucoup de personnes soient dans cette situation. »

Si du côté de l'opposition soudanaise l'annonce du président semble plutôt bien accueillie, côté rébellion on attend visiblement de voir si Omar el-Béchir tiendra réellement parole. Depuis l'été 2011, l'armée soudanaise et les rebelles du Mouvement populaire de libération du Soudan s'affrontent au Kordofan-Sud et au Nil bleu, deux régions frontalières avec le Soudan du Sud, où Khartoum cherche à affirmer son autorité.

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