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Vu d'Allemagne

Kerry, artisan de la paix au Proche-Orient

Les journaux allemands reviennent sur l'accord de principe pour la reprise des pourparlers israélo-palestiniens, annoncée vendredi par le secrétaire d'État américain, John Kerry.

John Kerry serre la main du Premier Ministre israélien Benyamin Nétanyahou

John Kerry serre la main du Premier Ministre israélien Benyamin Nétanyahou

Au terme de son sixième voyage au Proche-Orient, le chef de la diplomatie américaine a vu sa ténacité récompensée. John Kerry est parvenu à arracher aux Israéliens et aux Palestiniens un accord "qui établit la base d'une reprise des négociations".

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, John Kerry a réussi un petit miracle, auquel on ne croyait plus. Les discussions doivent débuter dans les jours à venir à Washington et se dérouleront durant de longs mois derrière une porte close. Contrairement à Hillary Clinton, à qui il a succédé, Kerry ne fanfaronne pas. Prudent, il a su formuler ses propositions de manière adroite. Dans ce contexte, les pourparlers ont de bonnes chances d'aboutir estime le journal.

John Kerry, aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas

John Kerry, aux côtés du président palestinien Mahmoud Abbas

Die tageszeitung se montre également très optimiste. Kerry est un "cadeau du ciel". Voici un homme qui veut promouvoir la paix et qui a les moyens de l'obtenir. Kerry a employé la bonne vieille méthode de la carotte et du bâton mais il a aussi accepté l'aide de la Ligue arabe. Les États-Unis ne font pas cavalier seul cette fois et mènent ce processus avec toute la retenue nécessaire.

Le choix du lieu de la négociation, à savoir la Maison Blanche à Washington, démontre en revanche que le "grand frère" américain est toujours là quand les choses se corsent. Une chance pour les Israéliens et les Palestiniens, car sans la médiation d'un pays tiers, les deux parties auraient du mal à s'entendre pense le journal.

Die Welt revient sur cette phrase émouvante d'Obama : « Ce garçon aurait pu être moi, il y a 35 ans » faisant référence à Trayvon Martin, jeune noir de 17 ans abattu par un vigile en février. Une déclaration qui a touché le cœur des milliers de manifestants qui ont défilé ce week-end, réclamant justice et équité. Le meurtrier de Trayvon a été acquitté. La communauté noire américaine voit dans ce verdict l'expression du racisme.

Une situation embarrassante pour Obama, estime le journal, car il a beau être le premier noir à la Maison Blanche, Obama est aussi le président de tous les américains. En bon réconciliateur, Obama s'est également bien gardé de critiquer le verdict. Selon lui, les choses sont en train de changer et chaque génération fait des progrès en termes d'a priori racial.

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