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Afrique

Kasaï : "Il faut s’attendre à d’autres découvertes de charniers"

L’ONU a découvert récemment 38 nouvelles fosses communes dans le Kasaï-Central. Les ONG locales estiment que d'autres charniers existent et réclament la mise sur pied d'une commission d'enquête.

Écouter l'audio 04:19

"Il y aura plein de découvertes de charniers dans le Kasaï" (Me Jasmine Katshunga)

Les provinces du Kasaï s’enfoncent depuis l’été 2016 dans un cycle de violence qui a atteint une rare intensité. Depuis le début de cette année, l’insurrection se double de conflits interethniques, le plus souvent instrumentalisés à des fins politiques. 

Ces violences ont fait plus de victimes que celles qu'on a jusqu’à maintenant découvertes, estime Me Jasmine Katshunga, avocate au barreau de Kananga, chef lieu de la province du Kasaï-central. La militante des droits de l’Homme  explique qu'il faut s'attendre à découvrir d'autres charniers :

"On est sûr qu’on n’a pas encore découvert des grandes choses. Parce qu’il n'y a pas seulement que de fosses communes. On aura à découvrir aussi des grands auteurs, les instigateurs. Plus l’enquête se poursuit, plus les découvertes et les vérités ne cesseront de se faire révéler. On continue de s'attendre à de grandes découvertes par rapport à ces enquêtes. Il y aura plein, plein de découvertes".

Arrêter l'hémorragie et établir les responsabilités 

Les militants des droits de l’Homme du Kasaï invitent le gouvernement congolais a accepté la mise en place d’une commission d’enquête indépendante. Ceci permettra selon Edouard Tabou Patoua de la société civile du Kasaï-central  identifier les auteurs de tous ces crimes, passibles de crimes contre l'humanité: 

"Moi, personnellement, je suis du territoire de Dibaya. C'est chez moi qu'il ya eu  des tueries. Et ca ne va pas se passer comme ca. Nous exhortons les autorités qui ont en charge la justice de pouvoir diligenter une enquête, de sorte qu'on puisse non seulement tirer au clair cette situation et qu'on puisse aussi surtout établir les responsabilités. Ceux qui ont eu a occasionner ces multiples massacres décriées ça et là, il faudrait qu'ils en répondent. Nous en avons assez de l'impunité". 

Les violences  dans le Kasaï se sont déclenchées après la mort en septembre 2016 du chef traditionnel Kamuina Nsapu. A la tête d’une milice, il  réclamait la prise en compte par le gouvernement de ses charges coutumières et pouvoirs mystiques.  Cette crise a pris une autre dimension lorsque le 12 mars deux experts de l’ONU en mission dans cette province ont été cruellement assassinés.

 

 

 

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