Karlsruhe a tranché | Vu d′Allemagne | DW | 19.07.2012
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Vu d'Allemagne

Karlsruhe a tranché

A la Une de la presse : les derniers évènements en Syrie et l'arrêt de la Cour consitutionnelle allemande concernant l'augmentation des allocations versées aux demandeurs d'asile en Allemagne.

"Karlsruhe a tranché : les demandeurs d'asile sont aussi des êtres humains", titre die tageszeitung qui voit dans la décision de la Cour constitutionnelle un "jalon décisif". Augmenter l'allocation des réfugiés revient à reconnaître clairement qu'il n'y a pas que les Allemands qui ont le droit de vivre décemment. Ce faisant, le tribunal n'a fait que normaliser une situation scandaleuse qui dure depuis près de 20 ans. Désormais, c'est au législateur de décider ce qu'il veut faire de cet arrêt. A défaut de supprimer tout bonnement la loi sur les allocations pour les demandeurs d'asile, qu'il décide au moins de remplacer les bons actuellement en vigueur par de l'argent liquide, conseille le quotidien.

Pour die Welt, cet arrêt de la Cour constitutionnelle est une claque retentissante pour le gouvernement. Dommage qu'il ait fallu qu'elle soit administrée par les juges les plus hauts placés du pays. Et dommage aussi que les autorités aient pu penser dissuader des réfugiés en maintenant leur allocation à un niveau tellement bas qu'il est impossible d'en vivre dignement.

Concernant le coût de cette décision, la Frankfurter Allgemeine Zeitung espère que les communes et les régions auront, malgré le changement de législation, la possibilité de donner moins d'argent aux demandeurs d'asile qu'à une personne allocataire de l'aide sociale. Pour le journal, un réfugié est en effet dans une autre situation qu'un chômeur de longue durée. Cela dit, il faudrait surtout éviter de rendre les gens dépendants d'un système. C'est cela la véritable dignité, selon la FAZ.

La fin pour Bachar al-Assad ?

Un mot pour finir sur la Syrie au lendemain d'un attentat qui a tué trois responsables du régime de Bachar al-Assad. Pour la Süddeutsche Zeitung, les jours de ce dernier sont comptés. Les rebelles ont frappé fort et obligent désormais chacun à choisir son camp. La minorité silencieuse, celle qui n'aime pas le président mais qui désapprouve également la rébellion, va devoir elle aussi réfléchir. Le conflit va devenir encore plus brutal et il est quasi certain qu'il ne se règlera plus pacifiquement.

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