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Afrique

Journée mondiale de l'enfance : des enfants burundais victimes d'atrocités

Alors que le 20 novembre est journée mondiale de l'enfance, des petits burundais sont encore victimes de la crise qui frappe leur pays. Emprisonnés, victimes de maltraitances ou de la mort de certains proches.

Le 20 novembre marque la journée mondiale de l'enfance. Une date à laquelle, depuis 1954, sont célébrés les droits de l'enfant. Des droits pas toujours respectés, comme c'est, par exemple, le cas au Burundi, pays en crise depuis plus de deux ans. Sur place certains enfants ont perdu des proches, d'autres ont été emprisonnées ou victimes d'atrocités. "Moi, j'ai vu comment on tire, des balles qui sortent, j'allais ramasser les douilles. Des grenades explosaient, je me suis approché des policiers. J'ai récupéré les douilles et je me remplissais les poches", raconte par exemple un petit garçon. 

Enfants emprisonnés

D'autres ont connu la prison. Dans le pays chacun se souvient, par exemple, de cette affaire où 44 élèves avaient été mis en cellules après avoir barbouillé une photo du président Nkurunziza dans leur manuel scolaire. "Ça m'a effrayé et je n'ai jamais compris ce qui m'est arrivé,  je crains toujours que ceux qui m'ont arrêté reviennent. Je suis toujours stigmatisée parce que j'ai fait de la prison", explique une petite fille. Des épisodes évidemment traumatisants pour les enfants. "Au lieu de le conduire dans un centre d'accueil, d'écoute et d'orientation, vous le conduisez vers la prison", s'énerve Rénovât Nitunga, parent et président de l'association de défense des droits des enfants "Ayons pitié de lui". 

Des méthodes pour soigner

Rénovât Nitunga insiste aussi sur le coté contre-productif de ces emprisonnements : "L'enfant va rencontrer un vieux, ils sont emprisonnés dans une même cellule avec un malfaiteur alors que l'enfant était innocent, vous comprenez que l'avenir de cet enfant est aussi mis en doute".Des situations traumatisantes qui influencent le développement psychoaffectif de l'enfant et peuvent avoir des conséquences jusqu'à l'âge adulte. Pour y remédier, des mécanismes existent.

La psychorthérapeute Médiatrice Nibaruta sait par exemple reconnaitre un enfant qui ne va pas bien."Il y a des enfants qui observent des situations atroces, surtout les morts, les gens qui ont été amputées de jambes, les situations purement dramatiques", raconte-t-elle. Certains vont ainsi développer de l'insomnie, de anorexie mentale ou d'autres pathologies."Il faut aider l'enfant à extérioriser ou à exprimer ses ressentis à travers les jeux, à travers la manière de dire les choses, les dessins, à travers beaucoup de choses", explique Médiatrice Nibaruta.

"On peut faire l'EMDR, on peut faire de l'hypnose, tout un tas de choses qu'on peut faire à ces enfants surtout en difficultés psychoaffectives", raconte la psychorthérapeute. L'EMDR est une méthode fondée par une psychologue américaine il y a une vingtaine d'années et qui s'adresse en particulier aux victimes de conflits, d'attentats ou de violences sexuelles. Médiatrice Nibaruta rappelle par ailleurs qu'il est essentiel pour les parents et les éducateurs d'accompagner l'enfant et de lui éviter un nouveau choc, au risque d'empirer le traumatisme.

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