Josina Machel, combattante de la liberté au Mozambique | Histoire africaine | DW | 12.04.2018
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Racines d'Afrique

Josina Machel, combattante de la liberté au Mozambique

Héroïne de la lutte pour la liberté au Mozambique, Josina Machel s'est aussi battue pour les droits des femmes.

Écouter l'audio 04:50

Josina Machel : le portrait audio

Elle est née sous le nom de Josina Abiathar Muthemba le 10 août 1945 dans la province méridionale de Inhambane. Chose inhabituelle pour une femme africaine de son époque, sa famille l’encourage à aller à l’école, et en 1956, elle part pour la capitale du pays, alors appelée Lourenco Marques, pour y fréquenter un lycée technique. C'est là que va débuter son engagement pour l'indépendance.

Josina Machel devient active politiquement dans les groupes d’étudiants clandestins, et membre d’une cellule illégale du Front de Libération du Mozambique, plus connu sous son abréviation portugaise FRELIMO. S’il est aujourd’hui le parti politique dominant au Mozambique, le FRELIMO a été fondé en Tanzanie en 1962 pour lutter pour l'indépendance par rapport au Portugal.

Une combattante déterminée

A 18 ans, Josina Machel décide de fuir le Mozambique pour rejoindre la guerre de libération contre les Portugais. Lors de sa première tentative de fuite, elle est capturée dans ce qui était alors la Rhodésie du Sud (aujourd’hui le Zimbabwe), renvoyée chez elle et emprisonnée pendant plusieurs mois. Lors de sa seconde tentative, elle parvient à se rendre au siège du Frelimo à Dar es Salaam, la capitale de la Tanzanie - un voyage de 3 500 kilomètres.

Elle reçoit alors une formation militaire et gravit les échelons du FRELIMO, devenant chef du Département des affaires sociales du parti en 1969 à l'âge de 24 ans. La même année, elle épouse Samora Moisés Machel, qui deviendra le premier président d'un Mozambique indépendant en 1975. Mais Josina n’a pas vécu suffisamment longtemps pour voir son pays libéré des Portugais. Elle meurt des suites d’une grave maladie à Dar es Salaam en 1971.

Militante pour les droits des femmes
Pour son attachement à la cause de l'indépendance – au nom duquel elle a même refusé une bourse pour aller étudier en Suisse, préférant rester et continuer à se battre dans la guerre contre les Portugais. Elle s'est également battue pour le droit des femmes à prendre part à la lutte de libération du pays, à porter les armes, et à être politiquement actives. 

Alors, il est vrai que d’autres femmes se sont engagées dans la lutte armée. Beaucoup d’entre elles ont été encouragées par le succès qu’a connu Josina dans le mouvement de libération. Le mythe qui entoure Josina Machel est dû au regroupement de trois facteurs: son sacrifice personnel, sa mort prématurée et son mariage avec l'homme qui deviendra plus tard le président du Mozambique. Il n'est pas surprenant que le patronyme qu'elle n' a porté que pendant deux ans est celui dont on se souvient.

Journée nationale d'hommage 
L'héritage de Josina Machel est évoqué chaque année le jour de sa mort, le 7 avril.  cette date,  le Mozambique célèbre sa Journée nationale de la femme, rendant ainsi hommage à son engagement pour l'égalité des droits.

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Glória Sousa et Leonel Matias ont contribué à ce récit qui fait partie de la série "Racines d'Afrique". Une série lancée début 2018 par la Deutsche Welle, en coopération avec la Fondation Gerda Henkel.

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