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Afrique

Joseph Djimrangar Dadnadji empêché de voyager

L’ancien Premier ministre tchadien et leader du parti d’oppositin CAP-SUR, s’est vu empêché de quitter le pays hier, alors qu’il comptait se rendre au Cameroun.

Un incident de plus dans une chaîne de plusieurs contrariétés similaires qui font dire à Joseph Djimrangar Dadnadji que les autorités veulent lui faire payer sa liberté de parole.

L'histoire

Il était six heures du matin quand Joseph Djimrangar Dadnadji s’est présenté à l’aéroport de N’Djamena, dimanche matin. L’employé regarde son passeport et lui refuse le passage sous prétexte qu’il n’a pas « d’autorisation de sortie du territoire ». Or ce document n’existe pas. Avec un passeport diplomatique, un diplomate a besoin d’un ordre de mission. Un fonctionnaire peut avoir besoin d’un justificatif de son administration pour s’absenter de son bureau, mais pas pour voyager. D’où les doutes de Joseph Djimrangar Dadnadji : ce n’est peut-être pas un hasard si c’est à lui que l’on a cherché des poux dans la tête à l’aéroport. D’autant que, d’après ses dires, l’employé aurait reconnu l’ancien Premier ministre et appelé son supérieur hiérarchique pour lui demander des instructions sur la marche à suivre avant de lui refuser le passage. 

« Un citoyen libre qui a sa carte d’identité ou son passeport, il sort », s'exclame Joseph Djimrangar Dadnadji au micro de la DW.

Museler l'opposition?

Joseph Djimrangar Dadnadji n’a donc pas pu se rendre au Cameroun où il était invité à un colloque scientifique. Et il y voit une tentative du pouvoir de mettre des bâtons dans les roues des opposants comme lui ou Saleh Kebzabo : «  Nous sommes deux chefs de partis à refuser de valider le vol opéré le 10 avril par le président pour se maintenir au pouvoir. »

Tschad Präsident Idriss Deby (Getty Images/F.Belaid)

Dadnadji dénonce le "hold-up électoral" du président Deby

A plusieurs reprises ces derniers mois, Dadnadji affirme être allé voir le ministre des Affaires Etrangères pour se renseigner sur les modalités de voyage. Il dit alors avoir reçu des autorisations informelles du ministre et critique les autorités : « Ça c’est le président Deby, tout ce qui se passe dans ce pays, c’est lui. Personne ne peut broncher.  Il a peur de quoi ? Moi, ce n’est pas mon problème. Je suis un citoyen honnête, je me croyais libre de mes mouvements.  »

Dadnadji affirme que ses «  avocats verront » contre qui lancer une action judiciaire. En attendant, il déclare vouloir se mouvoir comme un citoyen libre, ex-Premier ministre ou pas.
 

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