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Vu d'Allemagne

Joschka Fischer dans le piège des visas

Dans l’affaire des visas touristiques accordés peut-être un peu trop facilement par l’Allemagne entre 2000 et 2003, la commission parlementaire chargée de l’enquête a entamé ses travaux hier sur une décision qui fait jaser dans les journaux d’aujourd’hui : contrairement à ce que demandait l’opposition, l’un des principaux protagonistes, à savoir le ministre des affaires étrangères, Joschka Fischer, ne sera pas entendu avant plusieurs mois. Les réactions de nos confrères.

Le Ministre des affaires étrangères, Joschka Fischer

Le Ministre des affaires étrangères, Joschka Fischer

Pour le SÜDKURIER de Constance, c’est le calendrier des urnes qui est passé par là. L’opposition Chrétienne-démocrate aimerait faire vaciller le ministre Vert aussi tôt que possible, en tout cas avant les élections régionales de Rhénanie Westphalie, le 22 mai et c’est précisément ce que veut empêcher la coalition gouvernementale rouge-verte. Un petit jeu qui déplaît fortement à notre confrère de Constance, car pour lui, l’affaire mériterait un éclaircissement rapide.

La FRANKFURTER ALLGEMEINE revient pour sa part sur la rapidité avec laquelle le ministre et son secrétaire d’État ont agi à l’époque : en deux décrets pris à six mois d’intervalle (octobre 1999 et mars 2000) ils ont balayé tous les doutes que pouvaient encore avoir les consulats de Kiev ou de Tirana : les demandes de visa tangentes devaient être tranchées « en faveur de la liberté de voyager ». Raison suffisante aujourd’hui pour les Sociaux démocrates et les Verts, estime le journal, d’empêcher une audition rapide du chef de la diplomatie.

Sur le fond, il est logique que le ministre ne soit entendu qu’à la fin de cette année, voire au début de l’année prochaine, écrit de son côté le FINANCIAL TIMES DEUTSCHLAND. La commission d’enquête doit en effet d’abord évaluer l’ampleur des dégâts politiques pour ensuite déterminer qui en est responsable. Cela dit, Joschka Fischer n’est pas tenu au silence pendant tout ce temps, remarque encore le journal de Hambourg, il serait même bon qu’il parle et dise exactement quelles erreurs ont été commises, le plus rapidement possible, insiste notre confrère, d’autant plus rapidement que sa tentative de repasser la casserole au gouvernement Kohl est un peu courte.

Pour le KÖLNER STADTANZEIGER, Joschka Fischer est pris au piège, et par sa propre faute : il assure n’avoir été mis au courant des pratiques incriminées qu’en 2003. On peut donc lui reprocher de ne pas tenir ses gens. Chose qui ne suffit pas pour une démission mais qui risque quand même de faire pâlir son aura. Par contre, s’il était au courant de l’affaire et qu’il a menti, il devrait avoir du mal à conserver son fauteuil, conclut le journal de Cologne.

Pain béni pour l’opposition que toute cette affaire, estime enfin la TAGESZEITUNG de Munich, surtout à la veille de deux scrutins régionaux. L’occasion de pouvoir présenter régulièrement à l’opinion de nouveaux détails gênants concernant le ministre Vert est tellement belle qu’on aimerait que cela dure jusqu’aux législatives de 2006. Tout est pensable, conclut la TAGESZEITUNG, tout est possible – mais cela ne suffira certainement pas pour gagner des élections.

  • Date 18.02.2005
  • Auteur Yvon Arsenijevic
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