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Afrique

Jean Ping rejette les résultats publiés par la Cour

L'opposant Jean Ping a qualifié la validation de la réélection du président gabonais Ali Bongo Ondimba par la Cour constitutionnelle de "déni de droit".

La requête de l'opposant Jean Ping qui conteste le résultat de l'élection a donc été rejetée et Ali Bongo, dont la famille dirige le Gabon depuis près de 50 ans, pourra entamer un nouveau septennat. Jean Ping qui, selon les résultats du ministère de l'Intérieur, était arrivé deuxième à la présidentielle avait saisi la Cour le 8 septembre pour demander un recomptage des bulletins de vote dans le Haut-Ogooué, fief du président sortant dans le sud-est du pays : Bongo y a été crédité de 95% des suffrages sur un taux de participation de 99,9%. En comptant toutes les voix, Ali Bongo avait une avance d'environ 6.000 voix par rapport à Ping, selon le ministère.

Ali Bongo va pouvoir s'installer pour 7 nouvelles années

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Ali Bongo s'éloigne de Jean Ping

En annulant des résultats dans 21 bureaux de vote à Libreville, en raison d'irrégularités, la cour a consolidé la victoire d'Ali Bongo qui est déclaré élu avec 50,66% des voix contre 49,85% précédemment. Juste après la validation de sa victoire par la cour constitutionnelle, le président Bongo a pris la parole et a appelé au dialogue et à la conciliation. Bongo a appelé, dans son discours à la télé, tous les responsables politiques, y compris les candidats malheureux de la présidentielle à travailler avec lui "dans le respect des différences" certes, mais avec la "volonté de situer l'intérêt supérieur de la nation au-dessus des intérêts particuliers et partisans". Il a souligné que selon lui l’élection était libre, transparente et ouverte. Il y a quelques jours, le camp de Bongo avait encore souligné qu'il y aurait eu des fraudes de la part du camp de Jean Ping.

Des émeutes après la victoire annoncée d'Ali Bongo ont fait au moins six morts.

Des émeutes après la victoire annoncée d'Ali Bongo ont fait au moins six morts.

Situation volatile

Déjà début septembre, après l'annonce provisoire de la victoire d'Ali Bongo, des émeutes avaient fait au moins six morts. Les Gabonais, redoutant une répétition de cette situation, se sont retirés chez eux pour la plupart. "C'est une situation difficile pour le pays et nous avons besoin de temps pour réfléchir et y répondre correctement", a commenté Henri Elang, membre de l'entourage de Ping, précisant qu'il s'exprimait au nom du candidat battu. Quant à Jean Ping, il tenait une série de réunions avec ses conseillers ce samedi et a refusé de commenter directement le jugement de la Cour constitutionnelle. Après trois semaines de réflexion, la Cour constitutionnelle a donc donné raison à Bongo en refusant d'accepter comme preuves de fraude les feuilles de pointage fournies par Ping. La raison : ces feuilles seraient pour la plupart illisibles. Détail délicat: la présidente de la cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mborantsuo (61 ans), a été la maîtresse du père d'Ali Bongo, El Hadj Omar Bongo. L'actuel président est donc le demi-frère des trois enfants nés de cette liaison.

Samedi dans l'après midi, l'opposant Jean Ping a qualifié la validation de la réélection du président gabonais Ali Bongo Ondimba par la Cour constitutionnelle de "déni de droit".

 

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