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Vu d'Allemagne

Jamais oublier Auschwitz

Les éditorialistes commentent largement les importantes cérémonies qui se sont tenues à l'occasion du 70ème anniversaire de la libération du "camp de la mort".

La Süddeutsche Zeitung montre le visage d'un ancien déporté, digne, sous son bonnet à rayures, un visage où l'on peut lire la douleur, mais aussi l'incompréhension que ce survivant semble ressentir sur les lieux mêmes de ce qui, il y a 70 ans, était l'enfer pour lui comme pour des centaines de milliers d'autres. Derrière lui : l'entrée du camp ornée de la phrase tristement célèbre et cynique : « Arbeit macht frei » (Le travail rend libre). La Süddeutsche revient aussi sur une phrase prononcée par le président allemand Joachim Gauck devant les chefs d'Etat et de gouvernement et les 300 survivants : "Il n'y a pas d'identité allemande sans Auschwitz ". Une phrase que le journal interprète ainsi: On ne peut être fier de ce pays, de son état de droit et de sa démocratie sans être toujours conscient de l'abîme auquel peuvent mener le racisme et la xénophobie…

Merkel bei der zentralen Auftaktveranstaltung 70 Jahre Auschwitz Befreiung 26.01.2015 Berlin

La chancelière Angela Merkel rend hommage aux victimes de l'Allemagne nazie

La FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, s'interroge aussi sur la phrase du président Gauck. Un citoyen ne peut-il devenir allemand que s'il accepte Auschwitz comme partie intégrante de sa nouvelle identité allemande? La FAZ relève que pour un nombre croissant de jeunes musulmans, l‘antisémitisme semble être un élément de leur identité. Et c'est contre cette forme "d'islamisation“ en Allemagne que toutes les forces démocratiques doivent lutter. Tout Allemand, tout individu doit respecter la dignité humaine et les valeurs fondamentales de l'état de droit. C'est la lecon à tirer d'Ausschwitz, conclut le journal.

Auschwitz-Birkenau Gedenkfeier am 27.01.2015

L'un des survivants du génocide Roman Kent lors de son allocution le 27 janvier 2015 à Auschwitz

La taz, die tageszeitung, salue la transmission du souvenir aux générations à venir, mais critique le fait que de nombreuses victimes du nazisme et du travail forcé n'aient été dédommagées que trop peu et souvent trop tard, ou que d'autres, comme l'Etat grec par exemple, n'aient même jamais été dédommagées.

A propos de la Grèce...

Le nouveau gouvernement de coalition présenté par le Premier ministre de la gauche radicale Alexis Tsipras au lendemain de sa prestation de serment fait aussi l'objet de commentaires. Tsipras a déjà annoncé vouloir renégocier le paiement de la dette grecque.

Griechenland Gruppenfoto nach der ersten Sitzung des neuen Kabinetts 28.01.2015

Le nouveau chef de Gouvernement grec Alexis Tsirpas (au centre)et son cabinet


Le quotidien Die Welt voit dans cette rapidité comme dans le choix des ministres le "signal que Tsipras ne veut pas perdre de temps et remettre les pendules à l'heure entre Athènes et Bruxelles.

Die neue Koalition steht: Tsipras und Kamennos 26.01.2015 Athen

Alexis Tsirpas et un partenaire de sa coalition gouvernementale : le ministre de la Défense Kammenos

Plus vite Athènes cherchera le dialogue avec ses créanciers et plus vite on saura quelle direction veut prendre ce pays dirigé par des populistes de gauche et de droite", espère le journal.

La Rheinische Post se penche sur le choix des nouveaux ministres et estime que le plus "désagréable" est le ministre de la Défense, le populiste de droite Kammenos. Il hait l'Allemagne, il conteste la souveraineté de la Turquie en Mer Egée et considère le président russe Vladimir Poutine comme un ami, s'insurge l'éditorialiste.

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