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Afrique

Jacob Zuma y échappe de nouveau

Le président sudafricain a de nouveau survécu à une motion de défiance introduite par l'opposition. Jacob Zuma est englué dans plusieurs scandales de corruption.

C'est la troisième fois en moins d'un an que Jacob Zuma est mis en cause devant le Parlement. La motion de défiance introduite par l'opposition sud-africaine survient quelques jours après la publication, la semaine dernière, du rapport mettant à nu la gestion des affaires de l'Etat. Le rapport pointe surtout les travaux effectués avec de l'argent public dans la résidence privée de Jacob Zuma et les liens du président avec les Gupta, une riche famille indienne très influente dans les affaires publiques. En plus il y a les poursuites pour faits de corruption dans une affaire de contrat d'armement. Mais malgré tout ceci, Jacob Zuma continue d'avoir des soutiens. Cette fois le chef du principal parti d'opposition Mmusi Maimane plaide pour un changement de comportement au sein de l'ANC le parti au pouvoir:

"Le leadership de l'ANC doit choisir entre le président d'un côté, et le peuple sud-africain de l'autre. Trop c'est trop".

Encore plus virulent, Floyd Shivambu un Député membre du parti "Combattants pour la liberté économique a qualifié le règne de l'actuel chef de l'Etat sud-africain de "désastre post-colonial". Il appelle les militants de l'ANC a prendre ce qui est selon lui le bon chemin :

"Créez votre propre plateforme pour mettre fin au désastre post-colonial auquel l'Afrique du Sud est en train de faire face. Car sinon, avant que vous ne vous en rendiez compte, Zuma aurait tout accaparé. Il fera des affaires avec d'autres personnes et vous, il va vous arrêter tous."

L'ANC accuse le principal parti de l'opposition, l'Alliance Démocratique, d'abuser des processus parlementaires pour des fins propres. C'est la ministre de l'Eau et de l'Assainissement Nomvula Mokonyane qui a pris la défense du chef de l'Etat :

"La motion dont nous débattons aujourd'hui est réellement un prétexte pour masquer la vraie nature et le vrai visage de l'opposition politique dans notre pays. Une tentative d'arriver au pouvoir par d'autres voies que celles des urnes. Ils utilisent des Noirs pour protéger les intérêts de la minorité blanche."

A la fin, et sans surprise une fois encore, la motion de défiance a été rejetée par le parlement. Mais l'opposition espère qu'à l'occasion des élections nationales de 2019 l'ANC va subir la punition du peuple sudafricain. L'ANC est sortie très affaibli des dernières élections municipales.

 

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