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Afrique

Jacob Zuma échappe à une destitution

C'est la sixième fois que Jacob Zuma survit à une motion de défiance. Si cette motion avait été adoptée, le président sud-africain aurait dû démissionner d'un poste qu'il occupe depuis 2009.

Écouter l'audio 05:13

"Jacob Zuma fera perdre à l'ANC des électeurs en 2019" (Marianne Severin)

Pour être adoptée, la motion de défiance devait obtenir la majorité absolue, soit 201 voix. Or, l'ANC, le Congrès national africain (parti au pouvoir), détient 249 sièges au sein de la chambre basse du Parlement. 

700 charges contre Zuma

Élu en mai 2009, le président de l'ANC est régulièrement accusé de corruption, de favoritisme, de népotisme. Au total, plus de 700 charges de corruption pèsent sur Jacob Zuma qui s'est engagé l'année dernière à rembourser environ 500. 000 euros à l'Etat. 

Südafrika Privatvilla von Präsident Jacob Zuma (Getty Images/AFP/M. Longari)

La résidence privée du chef de l'Etat à Nkandla

Cette somme correspond à une partie des travaux de rénovation effectués dans sa propriété privée de Nkandla. Une rénovation qui a coûté plus de 15 millions d'euros d'argent public. Pour de nombreux analystes, ce vote constituait un test important sur l'unité de l'ANC, en proie à une guerre de clans.

Depuis des mois, des voix s'élèvent publiquement au sein du parti contre Jacob Zuma, qui accumule les déboires et multiplie les scandales : récession, chômage record (27,7%), abus de biens sociaux, remaniement gouvernemental controversé, suspicion de favoritisme envers une richissime famille d'hommes d'affaires, revers historique de l'ANC aux municipales de 2016. 

"Il est accusé de beaucoup de malversations, de beaucoup de rations inappropriées. Donc, c'est une situation qui le fragilise depuis un certain nombre d'année déjà. C'est une situation de fragilisation  importante autant pour lui personnellement que pour l'Afrique du sud actuellement. Cela commence à faire beaucoup, même s'il a un soutien fort et puissant au niveau du parti et c'est un soutien qui  est obtenu par rapport aux intérets des uns  et des autres. En même temps, il y a une opposition qui est de plus en plus structurée", a expliqué à la Deutsche Welle, Kag Sanoussi,expert en prévention et gestion des conflits et par ailleurs Président de L’Institut International de Gestion des Conflits

Madame Zuma veut succéder à son ex-mari

Écouter l'audio 01:29

L'intégralité de l'analyse du politologue Kag Sanoussi

Par ailleurs, en décembre, le parti doit élire son nouveau président, qui remplacera Jacob Zuma à la tête du parti. A quatre mois de cette échéance, la bataille pour sa succession a déjà commencé entre les pro-Zuma et les réformistes pourfendeurs de la corruption. 

Deux noms sont régulièrement cités parmi les favoris : l'actuel vice-président Cyril Ramaphosa, chef des frondeurs anti-Zuma, et Nkosazana Dlamini-Zuma, l'ancienne patronne de l'Union africaine qui a le soutien du chef de l'Etat, son ex-époux. Celui ou celle qui sera élu(e) aura de grandes chances de devenir président d'Afrique du Sud en 2019.

Encore faut-il que l'ANC remporte les élections générales, notamment les élections législatives. Conclusion de Marianne Severin, chercheuse associée au Laboratoire des Afriques dans le monde (Sciences-Po Bordeaux) et spécialiste de l'Afrique du Sud : "l'électorat de l'ANC qui est pauvre va se dire que finalement, les députés ont préféré  soutenir, protéger un président corrompu et qui a vendu le pays à une minorité étrangère. Lors des élections de 2019, je ne donne pas très cher de la peau du congrès national africain. Cela ne m'étonnerait pas que l'ANC puisse avoir les plein pouvoir à l'Assemblée national. Et de toutes les façons, depuis quelques années, on voit une érosion du parti."

Cliquez sur l'image ou sur le lien pour écouter l'intégralité de l'interview de la chercheuse Marianne Severin

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