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Vu d'Allemagne

Italie : le vote de la déception

L'Italie toujours en Une des journaux allemands. Les éditorialistes s'interrogent sur les conséquences du vote anti-européen des Italiens aux élections législatives de dimanche et lundi.

Depuis lundi, l'Italie est dans une impasse politique

Depuis lundi, l'Italie est dans une impasse politique

L'heure des populistes a sonné en Italie, commente la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le plus terrible dans le résultat des législatives italiennes est la position fondamentalement anti-européenne défendue par les deux vainqueurs du scrutin, Silvio Berlusconi et le comique Beppe Grillo. Plus de la moitié des électeurs se sont laissés envoûter par leurs sirènes. Pour le journal, les craintes exprimées à propos de la troisième puissance économique de la zone euro sont justifiées et l'union monétaire européenne est de nouveau sur une pente dangereuse.

On peut dire que l'Italie a voté contre elle-même, constate Die Welt, elle aussi étonnée par le score particulièrement élevé du "Mouvement 5 étoiles" de Beppe Grillo. Pour le quotidien, la sanction des urnes s'adresse en particulier à ceux qui peuplent et dominent depuis des années, voire des décennies, la scène politique italienne. Mis à part Beppe Grillo, il n'y avait pratiquement que des visages connus à cette élection. Des politiciens unis par une même volonté : celle de se maintenir coûte que coûte dans les affaires politiques. Die Welt ne s'étonne qu'à moitié de voir les Italiens exprimer leur rejet d'une caste politique clientéliste et principalement intéressée par sa propre survie.

Cette jeune femme fait-elle partie des 55% d'électeurs qui ont sanctionné la politique de rigueur du gouvernement Monti?

Cette jeune femme fait-elle partie des 55% d'électeurs qui ont sanctionné la politique de rigueur du gouvernement Monti?



De nombreux Italiens ne croient plus en leur État, renchérit la Süddeutsche Zeitung. Cela fait des décennies que leurs espoirs de réformes sont déçus. Qu'ils votent pour les chrétiens-démocrates, pour les communistes, pour Berlusconi ou pour la gauche réformiste : rien n'a changé dans cet État inefficace et corrompu, mis à part les impôts qui ont augmenté. Jadis, les Italiens trouvaient du réconfort dans l'Union européenne. Aucun peuple ne s'est lancé avec autant d'enthousiasme dans l'aventure européenne. Désormais, explique le journal, Bruxelles n'est plus considérée comme une bouée de sauvetage, mais comme du plomb qui les entraîne dans les profondeurs.

55% des électeurs d'un des pays les plus pro-européens ont voté contre l'Europe, reconnaît die tageszeitung. Du moins contre cette Europe: l'Europe de l'austérité, l'Europe des diktats de Bruxelles, bref : contre l'Europe de Merkel. Le quotidien prévient: il n'y a pas que l'Italie qui va droit dans le mur. La zone euro également. Si Berlin doit tirer au moins une leçon de ces législatives italiennes, c'est qu'il est quasiment impossible d'obtenir une majorité démocratique pour une politique de rigueur qui mène tout droit à la récession. Soit l'Europe change de cap, soit elle ira dans le mur.

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