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Vu d'Allemagne

Israël et ses derniers amis

La presse allemande revient sur les mesures de représailles prises par Israël contre la Palestine. En soutenant le développement des colonies et en bloquant des taxes palestiniennes, l'État hébreu joue un jeu dangereux.

Hillary Clinton et Benyamin Nétanyahou, le 20 novembre à Jérusalem

Hillary Clinton et Benyamin Nétanyahou, le 20 novembre à Jérusalem

Parmi les 193 États membres de l'ONU, seuls huit se sont prononcés, aux côtés d'Israël, contre la demande palestinienne. Pour la Süddeutsche Zeitung, cela montre clairement l'isolement grandissant du pays, qui pourtant n'a pas peur de faire un bras d'honneur à la communauté internationale.

Ma'aleh Adumim, l'une des principales colonies israéliennes en Cisjordanie

Ma'aleh Adumim, l'une des principales colonies israéliennes en Cisjordanie

Le gouvernement Nétanyahou se sent intouchable, mais Washington et Berlin doivent désormais reconnaître que leur soutien plus ou moins fort n'a pas eu le moindre effet positif sur les dirigeants israéliens. Angela Merkel, qui rencontre le Premier ministre israélien mercredi, a l'occasion de lui faire comprendre qu'il risque de perdre ses derniers alliés.

Die Welt revient sur l'annonce de la construction de 3.000 logements dans la fameuse zone E1, à l'est de Jérusalem. Une telle mesure va couper de facto la Cisjordanie en deux parties et isoler les Palestiens de Jérusalem-Est, dont ils veulent faire leur capitale. La communauté internationale veut une solution à deux États et elle n'acceptera pas que des mesures soient prises sur le terrain qui rendent une telle solution impossible.

Sparschwein Euro Sparen Symbolbild Bundeshaushalt

Dangereuse, l'épargne allemande ?

Die tageszeitung choisit quant à elle d'évoquer un problème que beaucoup de pays aimeraient avoir. L'État allemand ne va créer aucune dette supplémentaire cette année. C'est une nouvelle que beaucoup d'Allemands attendaient fébrilement depuis des décennies.

Car pour de nombreux citoyens, la "dette" est quasiment un gros mot, avec une connotation morale, du fait que le mot allemand pour dette - "Schulden" - est très proche de "Schuld", la culpabilité. Il se pose désormais la question : où doit aller cet argent disponible ? Et pour le journal, il y a un risque certain que cette manne serve à financer des bulles spéculatives. C'est déjà arrivé par le passé.

Actuellement, les ménages ont de l'argent et le mettent de côté. Les entreprises font de même. Mais tous attendent une plus-value. Et si cette plus-value ne peut pas être trouvée en Allemagne, elle le sera à l'étranger. Épargner est une pratique dangereuse, même si beaucoup d'Allemands y voient une vertu. La taz appelle donc à augmenter les impôts pour les plus riches, pour éviter ainsi que cet argent n'aille gonfler des bulles à l'étranger. Et à utiliser les fonds disponibles pour investir dans l'éducation.

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