Israël engagé dans une ″guerre sans merci″ | Vu d′Allemagne | DW | 30.12.2008
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Vu d'Allemagne

Israël engagé dans une "guerre sans merci"

L'offensive israélienne sur la bande de Gaza fait, aujourd'hui encore, la Une de tous les journaux. La plupart des éditorialistes commentent la "guerre sans merci" promise par Israël pour "faire tomber le Hamas".

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Un bâtiment du gouvernement de Gaza endommagé par une bombe israélienne. Israël veut détruire toutes les infrastructures du Hamas.

Il n'y a pas de retour possible, estiment les Westfälische Nachrichten. Le gouvernement israélien s'est lui-même pris dans l'engrenage : pour toucher sérieusement le Hamas, il va être obligé de démarrer très vite son offensive terrestre. On peut déjà largement douter du succès de la guerre de Gaza. Et le pire, conclut le journal de Münster, c'est que toutes les portes pour des négociations et un cessez-le-feu restent pour l'instant fermées à double tour.

Pour la Süddeutsche Zeitung, Israël ne veut pas la paix, du moins pas aux conditions des Nations Unies. Les Palestiniens ne sont pas davantage portés sur la réconciliation. Après de longs jours de tuerie, on aboutira bien à une solution diplomatique à Gaza, mais celle-ci ne résoudra pas les problèmes, elle se contentera - au mieux - de les masquer. Dans le pire des cas, conclut le journal, le conflit risque de s'étendre au Liban ou à l'Iran.

Israelische Feuerwehrmänner im Inneren des von einer Rakete zerstörten Einkaufszentrums

Des pompiers israéliens examinent un centre commercial atteint par une roquette palestinienne à Ashkelon... en mai 2008.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung a choisi de publier une photo d'Ashkelon, une ville du sud israélien visée par les roquettes du Hamas. On y voit des habitants accroupis, cherchant un abri en bordure d'une route. Le dilemme auquel est confronté le gouvernement israélien est clair, analyse le journal : il ne peut pas tolérer que ses citoyens soient la cible d'attaques permanentes et il a le droit de se défendre. D'un autre côté, l'offensive militaire contre le Hamas et ses nombreuses victimes civiles ont un coût politique et diplomatique de taille. D'autant qu'Israël n'est même pas sûr d'obtenir la fin des tirs palestiniens. Le mieux que l'on puisse espérer est le retour d'un cessez-le-feu. Celui-ci devrait comprendre la fin des tirs de roquette sur le sol israélien, et en contrepartie l'assouplissement, voire la levée du blocus de la bande de Gaza, afin d'empêcher davantage de radicalisation.

Le monde arabe, écrit la Tageszeitung, est divisé en deux camps : d'un côté, les alliés des Etats-Unis qui cherchent par la négociation une coexistence pacifique avec Israël, c'est-à-dire l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et le Fatah de Mahmoud Abbas. En face, ceux qui prônent la "résistance" : le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais et leurs sponsors, la Syrie et l'Iran. Selon le journal, il y a deux scénarios possibles pour une sortie de crise à Gaza, mais dans les deux cas, le camp arabe modéré sort perdant : si Israël réussit à faire tomber le Hamas et ramener le Fatah au pouvoir dans la bande de Gaza, cela aura été au prix de centaines de vies et ne sera pas à la gloire de Mahmoud Abbas. Dans le cas contraire, qui est plus probable, l'armée israélienne ne parvient pas à vaincre le Hamas. Le camp de la "résistance" pourrait alors faire valoir une nouvelle "victoire" contre l'ennemi israélien, qui n'aurait décidément rien appris de la guerre du Liban contre le Hezbollah, en 2006.

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