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International

Irak: la contre-offensive se précise

Face à l'avancée fulgurante des jihadistes de l'EIIL, les autorités irakiennes ont mis en place un plan de sécurité pour Bagdad, tandis que la contre-offensive dans le nord s'organise.

Les autorités irakiennes ont affirmé ce dimanche avoir "repris l'initiative" face aux jihadistes qui contrôlent désormais une large partie des villes de Kirkouk et Tikrit au nord et la province de Diyala à l'est. De sources concordantes, les rebelles de l'Etat islamique en Irak et au Levant seraient à moins de 100 kilomètres de Bagdad, la capitale.

Répondant à l'appel du gouvernement et du grand ayatollah Ali Al-Sistani, la plus haute autorité religieuse chiite d'Irak, des milliers de citoyens se sont portés volontaires pour prendre les armes.

Aide militaire internationale

Le porte avion américain USS George H.W. Bush a été déployé dans le Golfe

Le porte avion américain USS George H.W. Bush a été déployé dans le Golfe

Sur le plan international, les Etats-Unis ont déployé un porte-avion dans le Golfe, et Barack Obama tranchera "dans les jours à venir" sur l'aide que pourrait apporter Washington au gouvernement irakien. En revanche, le président américain a d'ores et déjà exclu tout envoi de troupes au sol. L'Iran s'est également dit prêt à aider Bagdad mais sans intervenir au sol, le ministère iranien des Affaires étrangères s'oppose également à toute intervention militaire étrangère : "L'Irak a la capacité et la préparation nécessaire pour lutter contre le terrorisme et l'extrémisme. Toute action qui compliquerait la situation en Irak n'est pas dans l'intérêt de ce pays et de la région", a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Samedi, dans une déclaration inattendue, le président Hassan Rohani n'a par ailleurs pas exclu une coopération avec les Etats-Unis contre les jihadistes.

La contagion du conflit syrien

L'ancien émissaire international pour la Syrie, Lakhdar Brahimi estime que l'offensive jihadiste et la confusion qui règne désormais en Irak résulte de l'inertie de la communauté internationale face au conflit qui fait rage en Syrie voisine depuis 2011.

L'Irak "ne s'est jamais vraiment remis de l'invasion américaine de 2003" et cette "grosse blessure s'est infectée" avec le conflit syrien, souligne le diplomate onusien. Lakhdar Brahimi, prédit une escalade: "L'action des jihadistes en Irak se fait avec en arrière-plan la guerre civile entre chiites et sunnites, les sunnites vont soutenir les jihadistes, non pas parce qu'ils sont jihadistes mais parce que l'ennemi de mon ennemi est mon ami."

Quant au ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier a mis en garde les voisins de l'Irak contre le danger que le conflit meurtrier sur le sol irakien ne dégénère en "guerre par procuration" entre puissances régionales. Berlin appelle la Turquie, les pays arabes du Golfe et l'Iran à agir pour stabiliser l'Irak.

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