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Vu d'Allemagne

Interview exclusive: Merkel sereine avant le vote

En lice pour un quatrième mandat de chancelière, Angela Merkel, en tête des sondages, a accordé ce mercredi une interview à la Deutsche Welle. Interview dans laquelle elle s'est positionnée clairement.

Angela Merkel, une "sobriété implacable" au pouvoir. C’est cette image que la chancelière a une nouvelle fois voulu donner face aux caméras de la Deutsche Welle.

Interrogée sur son quatrième mandat qui pourrait être vu comme un frein à la pluralité démocratique en Allemagne, la chancelière allemande a nié qu'il s'agisse d'un problème.

"Je ne crois pas qu’on puisse parler de ça. Il y a de différents systèmes. Par exemple un scrutin par voix directe comme chez les Français et les Américains. Dans ces cas, le nombre de mandats est souvent limité", note la chancelière.

Avant de poursuivre, "par contre en Allemagne, on vote pour les partis. C’est pourquoi on ne peut pas limiter le nombre de mandats des partis. Et cela revient au parti de choisir le chancelier. Par contre, le mandat du président fédéral est limité".

Vue de l'étranger, Angela Merkel se pose en leader du monde libre face à un Donald Trump pas très rassurant, surtout dans la crise nord-coréenne.

Elle a notamment critiqué l'attitude du président américain dans la crise nord-coréenne, prônant le maintien du dialogue. "Même si c'est géographiquement loin de l'Allemagne, c'est un conflit qui nous concerne, et je suis donc prêt – de même que le ministre des Affaires Etrangères - pour assumer la responsabilité qui est la notre."

Et elle a ajouté, "nous avons, lors de l’accord avec l’Iran - que je trouve d’ailleurs justifié –  beaucoup négocié. Cela avait beaucoup duré mais il a quand même permis de limiter le potentiel iranien en matière nucléaire. C’est une voie semblable qu’il faut adopter ensemble avec la Russie, la Chine et les États-Unis, dans le cas nord-coréen".

Par ailleurs, la chancelière a été aussi interrogée sur les liens de l'Allemagne avec certains pays qualifiés de dictatoriaux – par exemple, l’Egypte :

"Nous discutons avec les pays suivant les accords qui nous lient mais cela ne nous empêche pas de donner notre point de vue, a-t-elle déclaré."

En prenant l’exemple de l’Egypte évoqué par le journaliste, elle a répondu: "nous avons parlé de la restriction imposées aux ONG, nous avons parlé des droits de l’homme. Toutefois, la diplomatie est une chose et parler de la réalité est tout autre - mais dire vérité fait partie de nos valeurs."

La chancelière allemande est donc apparue à son aise, comme si elle ne redoutait pas trop l'issue du scrutin de dimanche et sa réélection pour un quatrième mandat.

Mais il faut rappeler que tous les sondages la donnent vainqueur face à son concurrent, le social-démocrate Martin Schulz.

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