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Afrique

Intégration économique : la Côte d'Ivoire réussit bien aux Burkinabè

Installés en Côte d’Ivoire depuis la période coloniale, les Burkinabè participent à l’économie de leur pays d’accueil, mais aussi à celle de leur pays d'origine, à l'image de Marie Zongo.

Les Journées de promotion économique du Burkina Faso en Côte d’Ivoire qui se sont ouvertes à Abidjan le 11 novembre témoignent d’une relation étroite entre les deux pays. 

De source officielle, les Burkinabés sont plus de trois millions en Côte d'Ivoire, constituant la communauté étrangère la plus importante dans le pays. Cette population burkinabée, on la retrouve dans tous les secteurs d’activités allant du gardiennage au chef d’entreprise en passant par l’agriculture et le commerce.

C’est justement dans cette dernière activité citée qu’évolue Marie Zongo, est arrivée en Côte d’ivoire à l’âge de 22 ans pour "se chercher". Marie Zongo vend depuis son arrivée, des produits ivoiriens et des vêtements du Burkina Faso faits à la main.

"Je vends le beurre de karité, les tenues traditionnelles, les boubous, les ensembles trois pièces et les noix d’acajou. Je vends ces choses depuis 32 ans. Une tenue comme celle-ci, si c’est au Burkina c’est 42.500FCFA si c’est ici en Côte d’ivoire c’est 45000FCFA", raconte-t-elle. 

"Mes tenues traditionnelles, par exemple celle-ci c’est 100.000FCFA sans débattre. Par jour je peux vendre au moins 300.000FCFA. Les tenues traditionnelles présentement ça marche bien", ajoute-t-elle. 

 

"180 femmes travaillent avec moi"

 

Mère de cinq enfants, on peut dire sans se tromper que le commerce en  côte d’ivoire réussit bien à dame Marie Zongo. La preuve.

"Avec cette activité, je paie la scolarité de mes enfants à l’université Ohio aux Etats-Unis. Trois personnes, elles sont toutes là-bas. Dans ma cours, il y a au moins 7 personnes que je nourris", poursuit la femme d'affaires. 

A défaut de chiffres officiels, il est difficile de dire quel est l’apport de la diaspora dans l’économie du Burkina Faso. Mais une chose est certaine, les Burkinabés de Côte d’Ivoire envoient régulièrement de l’argent à leurs parents restés au pays. Mieux, certains comme Marie Zongo ont étendu leurs activités à leur pays d’origine afin de créer des emplois.

"J’ai au moins 180 femmes qui travaillent avec moi mais c’est moi qui fait le teinture au Burkina là-bas. J’ai au moins quatre boutiques au Burkina", confie-t-elle. 

Les Burkinabés de Côte d’ivoire pour rendre plus visibles leurs apports dans l’économie de leur pays, ont décidé de s’organiser davantage en structurant les transferts d’argent mais également en créant ou en prenant des parts dans les entreprises de chez eux. Pour l’heure, ils sont nombreux les Burkinabés qui ont fait fortunes en Côte d’Ivoire dans les secteurs de l’immobilier, de l’agriculture, du transport et des mines. 

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