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Vu d'Allemagne

Incertitudes en Somalie

Le conflit en Somalie est de nouveau au cœur des journaux allemands. Soutenues par l’Ethiopie, les forces du gouvernement de transition sont entrées hier dans la capitale, Mogadiscio, désertée par les milices islamistes. L’Union des Tribunaux Islamiques contrôlaient la ville, ainsi qu’une grande partie du pays, depuis l’été dernier. Alors que la confusion règne encore sur le terrain, les éditorialistes s’interrogent sur l’avenir du pays.

La population cherche à se défendre par ses propres moyens à Mogadiscio

La population cherche à se défendre par ses propres moyens à Mogadiscio

Dans ce pays déchiré par la guerre civile, écrit la Frankfurter Allgemeine Zeitung, rien d’étonnant à ce que beaucoup de Somaliens soient méfiants face au gouvernement de transition, lorsque celui-ci affirme qu’il va rétablir le droit et l’ordre dans Mogadiscio. Les habitants de la capitale se demandent à présent si la ville va retomber dans l’anarchie, que les islamistes, au début bien accueillis, avaient remplacée par la charia, et si les seigneurs de guerre d’autrefois vont reprendre le dessus. La peur d’un chaos total et d’une nouvelle guérilla n’est pas injustifiée.

Pour la Frankfurter Rundschau, quoi qu’en dise officiellement Washington, la guerre menée par l’Ethiopie en Somalie n’est rien d’autre qu’un combat pour les Etats-Unis sur le champ de bataille confus de la lutte anti-terroriste. Le fait que le premier ministre éthiopien Meles Zenawi ait lancé son armée pour des raisons de politique intérieure, à savoir la peur de voir son propre pays déstabilisé, n’y change rien. Cela montre seulement à quel point les Etats-Unis sont adroits lorsqu’il s’agit de déplacer des pions dociles sur l’échiquier des conflits internationaux.

Pour die Welt, c’est tout le contraire : ceux qui parlent de guerre par procuration n’ont rien compris au cœur du problème. Bien sûr les Etats-Unis soutiennent le gouvernement somalien et les troupes éthiopiennes contre les terroristes islamistes. Mais quel Etat aide les extrémistes ? Le terme de guerre par procuration date de la Guerre Froide, lors de laquelle Américains et Soviétiques utilisaient les soldats des autres pays pour ne pas avoir à s’affronter directement. Cette époque est révolue. Le conflit en Somalie n’en est pas pour autant moins dangereux. Mais il est d’un autre type. Il tire son origine de la désagrégation de toute forme de pouvoir étatique. Une situation rêvée pour les extrémistes.

Pendant deux jours, le conseil de sécurité des Nations Unies a débattu en vain de la situation en Somalie, écrit la Tageszeitung. Les positions inconciliables des Etats-Unis, qui soutiennent l’invasion éthiopienne, et des pays arabes, qui la condamnent, ont empêché d’aboutir ne serait-ce qu’à une résolution non contraignante. Actuellement, personne ne peut mettre un terme au conflit qui risque de se propager dans toute la Corne de l’Afrique.

  • Date 29.12.2006
  • Auteur Aude Gensbittel
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