″Ils sont fous ces Romains!″ | Vu d′Allemagne | DW | 16.04.2008
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Vu d'Allemagne

"Ils sont fous ces Romains!"

En Une des journaux allemands aujourd'hui : la victoire de Silvio Berlusconi en Italie, la nomination de Vladimir Poutine à la tête du parti Russie unie et le regard des Occidentaux sur la Chine et le Tibet.

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Silvio Berlusconi revient pour la troisième fois à la tête de l'Italie.

« Ils sont fous ces Romains! » hurle Obélix à la Une de la Frankfurter Allgemeine Zeitung ". Obelix ou l'inséparable compagnon d'Astérix, tous deux héros d'une célèbre bande dessinée française. « Pourquoi encore Berlusconi? » s'interroge le quotidien conservateur. Pourquoi une troisième fois, malgré tout le mal que l'on dit de lui, en Italie et à l'étranger ?. Pour le quotidien de Francfort, les Italiens ont voté pour une « crapule » mais une crapule qui gouverne correctement. Or, c'est ce dont l'Italie a le plus besoin actuellement, vu l'état de crise dans lequel est plongé le pays.

Pour die Welt ce sont notamment les structures de l'Italie qui ont permis que Berlusconi soit réélu. L'Italie, pays où il n y a presque pas de chefs et de salariés, n'est pas demandeuse d'une politique de gauche classique soutient le quotidien conservateur. « Ici ce sont les petits magasins, les pizzerias familiales et les petits bureaux qui forment le secteur secondaire. Et Silvio Berlusconi sait, depuis toujours, comment brosser cette clientèle fidèle dans le sens du poil ».


La Süddeutsche Zeitung se préoccupe elle d'une autre nomination : celle de Vladimir Poutine à la tête de son parti, Russie unie. Un parti qui portait bien son nom selon le journal puisque jusqu'à présent "tout le monde était d'accord pour suivre la politique du président sans broncher". Mais cela pourrait changer avec l'arrivée au Kremlin de Dmitri Medvedev le 7 mai prochain et l'accession de Vladimir Poutine au poste de premier ministre. Un Dmitri Medevedev qui sera certes puissant mais « pas aussi puissant que son prédécesseur ». Car si Medvedev peut limoger Vladimir Poutine de son poste de premier ministre, il a besoin de l'approbation de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, pour lui nommer un successeur. « Or, à la Douma, c'est le parti de Vladimir Poutine qui règne »

La Tageszeitung revient elle aussi sur la nouvelle structure politique inédite et risquée qui va se mettre en place en Russie. « Comment va donc fonctionner ce sommet à deux têtes dans ce pays où la bureaucratie est habituée à ne rendre hommage qu'à un seul homme ? » s'interroge le quotidien de gauche. « La peur d'ouvrir le système pourrait créer, involontairement, de la place pour un pluralisme rudimentaire. Mais un effondrement du système n'est pas non plus à exclure » prédit le journal.

Putin wird Parteichef

Vladimir Poutine, l'homme qui a tous les droits.


Ce même journal revient également sur les malentendus liés au Tibet et sur l'image que se fait l'Occident de la Chine. Le contexte et les véritables causes des récentes manifestations anti-chinoises au Tibet n'ont pas été comprises en Occident selon le quotidien berlinois qui juge le ton hystérique des médias occidentaux regrettable et dommageable. Ajouté à la mystification du Tibet, les Occidentaux oublient trop vite les efforts et les changements monumentaux qui se sont produits en Chine depuis les années 70. Quiconque pense pouvoir exercer une pression sur la Chine par des grandes manifestations méconnaît la situation réelle. "Les problèmes mondiaux les plus urgents, conclut-il, ne pourront se résoudre qu'avec la Chine et non pas contre elle."










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