Il faut savoir jouer la partition... | Vu d′Allemagne | DW | 28.09.2010
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Vu d'Allemagne

Il faut savoir jouer la partition...

Si la presse allemande d'aujourd'hui continue de refléter la polémique sur le nouveau calcul de l'aide sociale en Allemagne, elle revient aussi sur le résultat des élections législatives de dimanche dernier au Venezuela.

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Peut-on vraiment mesurer en argent la valeur de la dignité des pauvres ?

Cette augmentation du montant de base de l'aide sociale est bien trop faible, estime la Frankfurter Rundschau. Les pauvres aussi ont un droit imprescriptible à un minimum vital qui leur permette de participer dignement à la vie sociale. C'est un commandement de la Constitution que de ne pas reléguer les plus pauvres dans la mendicité. La force d'une communauté se mesure dans son attitude à l'égard des plus faibles, pas à son niveau de trésorerie.

Symbolbild Kinderarmut

La pauvreté en Allemagne touche de plus en plus d'enfants et d'adolescents.


Si cette vague d'indignation était prévisible, le gouvernement a pourtant fait ce que demandait la Cour constitutionnelle, observe die Welt. Il a calculé ce dont devait effectivement disposer les plus démunis de notre société. Où est l'injustice, si le résultat de ces calculs n'est « que » cinq euros de plus ? demande le quotidien.
Merkel cimente de nouveaux murs, titre sans complaisance la Tageszeitung. Avec la nouvelle définition des montants de l'aide sociale, la chancelière procède à une nouvelle partition de la société, entre bas et haut du pavé. Pour le quotidien de Berlin, ces 364 euros signifient l'exclusion et non l'intégration dans la société.

Où va Caracas ?

Hugo Chavez bei Militärparade

Le camp d'Hugo Chavez, le président du Venezuela, a certes remporté la majorité, mais pas au niveau espéré.

La Süddeutsche Zeitung revient, elle, sur le résultat des élections législatives de dimanche au Venezuela, où le parti socialiste du président Hugo Chavez a certes remporté le scrutin mais raté son objectif de la majorité des deux-tiers. Il a gagné, car ses socialistes restent majoritaires. Mais il a aussi perdu parce que l'opposition a gagné en force. Et on peut craindre la partition du pays en deux camps : pour ou contre El Commandante.
La Frankfurter Allgemeine Zeitung fait de son côté un portait au vitriol de la situation. La désagrégation de l'état atteint un niveau phénoménal, même à l'échelle de l'Amérique latine. Les icônes de la révolution bolivarienne, à savoir le secteur de la santé et l'approvisionnement alimentaire financés par les revenus du pétrole sont au bord de la faillite. L'inflation atteint trente pour cent et la criminalité est l'une des plus élevées du globe. Au vu de cette érosion de l'ordre public, on pourrait donc s'étonner que l'opposition n'ait obtenu « que » le tiers des mandats. Mais comme cette opposition participe aussi à la corruption générale du pays, l'après Chavez n'est pas encore pour demain.

Auteur : Christophe LASCOMBES
Édition : Konstanze von Kotze

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