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Vu d'Allemagne

IG Metall : le premier round

Le premier round des négociations tarifaires menées par le grand syndicat de la métallurgie allemande, IG Metall, s’est conclu sans avancée notable, comme les experts s’y attendaient. L’occasion pour nos confrères de la presse allemande de revenir sur le climat syndical et social en Allemagne.

L'IG-Metall a lancé le premier round des négociations tarifaires pour plus de 3 millions de personnes.

L'IG-Metall a lancé le premier round des négociations tarifaires pour plus de 3 millions de personnes.

La Süddeutsche Zeitung estime que le deuxième round, début mars, se soldera par le même résultat. Ensuite, ce sera la grève. Ce qui ne sera pas vraiment une catastrophe, estime le quotidien. Rien ne soude plus une communauté qu’une grève qui coûte cher. Et si tout cela ne se termine pas par une défaite fatale comme en 2003, les deux adversaires auront alors chacun démontré leur puissance de combat. Vu de l’extérieur, ce rituel peu paraître bizarre. Pour les participants, c’est seulement un processus souvent raisonnable et stabilisant.

Die Welt ne s’y trompe pas. Les centrales syndicales, fortes de leur réserves financières et de leur position au cœur des instances dirigeantes de l’économie allemande, ne s’avancent pas sans chances de succès dans ce qui pourrait devenir un conflit social. Tout dépendra de la réaction des patrons allemands qui agitent déjà l’épouvantail des délocalisations face à l’exigence des 5% d’augmentation salariale.

Pour la Frankfurter Allgemeine Zeitung, ce nouveau round de négociations tarifaires va devoir mettre l’accent sur la qualification professionnelle et la formation continue. Plus de 90% des employés sont désireux d’accroître leur qualification professionnelle. Par contre, seulement 32% d’entre eux sont directement informés par leur entreprise des possibilités existantes de spécialisation et de formation continue.

La Tageszeitung de Berlin salue elle aussi cette exigence d’inscrire la formation continue dans les conventions tarifaires. Il est choquant que, par simple manque d’information, la plupart des travailleurs n’aient pas accès aux cycles de formation continue et qu’ainsi, ils ne puissent pas s’adapter aux évolutions que connaît le monde du travail. Un mauvais calcul donc de la part des entreprises car ce déficit de qualification menace réellement leur avenir.

En effet, selon la Frankfurter Rundschau, si les industriels allemands sont les champions du monde en termes d’exportations, la valeur du label « Made in Germany » n’est pas le fait du hasard. La qualité des produits, de la logistique et des services des entreprises allemandes est directement liée à la qualité de leurs employés. Une qualité qui dépend aussi de la créativité et du niveau des connaissances professionnelles. Pour les entreprises allemandes, moins former, ce serait donc scier la branche sur laquelle elles sont assises, conclut le quotidien.

  • Date 09.02.2006
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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