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Archives Afrique

IBK ou le candidat du système ?

Deux candidats sont en lice pour le second tour de la présidentielle au Mali, dimanche prochain. Ibrahim Boubacar Keïta et Soumaïla Cissé. "IBK", arrivé en tête au premier tour avec plus de 39% des voix. Qui est-il ?

Un jeune partisan d'Ibrahim Boubacar Keïta, le 26 juillet à Gao

Un jeune partisan d'Ibrahim Boubacar Keïta, le 26 juillet à Gao

Ibrahim Boubacar Keïta est une figure très connue au Mali. Il a déjà occupé des postes importants et s'est déjà présenté deux fois à la présidentielle. Retour sur un parcours politique de plusieurs décennies.

« Il inspire la confiance »

Le visage d'Ibrahim Boubacar Keïta est visible un peu partout à Bamako. De nombreux chauffeurs de taxi de la capitale ont accroché son portrait sur leur pare-brise, à l'instar d'Issa Konaté, qui explique qu'il a voté pour lui en raison de son expérience politique et parce que « il inspire la confiance pour l'avenir du Mali ».

À 68 ans, "IBK" part favori du second tour. L'aboutissement d'un long chemin, pour lui, qui démarre avec des études en politique et relations internationales à Paris et à Dakar, puis il travaille pour l'ONG "Terre des Hommes".

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Ibrahim Boubacar Keïta est un vieux routier de la politique malienne

Un long parcours politique

Son parcours politique, IBK le scelle comme chef du gouvernement, entre 1994 et 2000, sous Alpha Oumar Konaré, puis président de l'Assemblée, entre 2002 et 2007. Malgré son âge, il séduit aussi un électorat jeune, surtout dans la capitale, Bamako, et dans le sud du pays.

Hamidou Konaté, directeur de la radio Jamana à Bamako, pense que beaucoup d'électeurs ont vu en IBK l'homme du moment, celui qui a le charisme nécessaire pour sortir de la crise. De plus, le journaliste constate que le calme du candidat IBK peut rassurer en ces temps troublés.

Les ralliements

Plusieurs candidats malheureux au premier tour ont appelé à rallier le candidat du RPM : Dramane Dembélé, Choguel Maïga ou encore Oumar Ibrahima Touré appellent leurs électeurs à reporter leurs voix sur IBK, tout comme Oumar Maricko. À noter, le chef négociateur du MNLA (Mouvement national de libération de l'Azawad), Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, appelle lui aussi à voter IBK au second tour.

Ibrahim Boubacar Keïta, lui, appelle évidemment à un ralliement massif et les électeurs à lui donner le 11 août une "majorité indiscutable".

Le point de vue de l'Union européenne

Son expérience pourrait toutefois jouer contre lui : difficile, avec ses responsabilités passées, de passer pour l'homme du renouveau.

Toutefois, à l'étranger, faire partie du système donne des points de crédibilité à IBK. Richard Zink, qui dirige la délégation de l'Union européenne à Bamako :

« Les donateurs le connaissent. Il a toujours dialogué avec nous, même quand il n'assumait aucune charge officielle. Il a de très bons réseaux. Mais il va falloir maintenant être capable de constituer une équipe solide, revoir la Constitution, les structures, et prendre des décisions importantes sans tarder. »

IBK n'a plus que peu de temps encore pour convaincre ses concitoyens qu'un Mali gouverné par lui sera libéré des problèmes de corruption et d'immobilisme qui ont caractérisé l'ère du président déchu Amadou Toumani Touré. Et qu'il est mieux placé que Soumaïla Cissé pour garantir une paix pérenne avec les Touaregs, ainsi que l'essor du nord du pays.

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