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Afrique

"Human Bulldozers" pour des routes plus aisées

L'initiative "Human Bulldozers" veut rendre l'usage des routes donnant accès au village de Nkondjock, dans l'un des bassins agricoles du Cameroun, plus aisé, afin de faciliter le commerce, vital pour les habitants.

Chaque mercredi et samedi, des jeunes viennent bénévolement pour creuser. Ils utilisent des bêches, des pelles, des houes pour rendre les routes utilisables. Pendant que certains sont chargés de creuser, d’autres amènent des pierres d'une colline environnante pour remplir les nids de poule. Nkondjock est un des bassins agricoles du Cameroun. Il fournit du maïs, du café et du cacao. Mais comme Kwemo Isaac l'explique, le village est tellement mal desservi que les acheteurs ont peur de venir : "Il y a des partenaires, qui achètent nos produits de base. Mais quand la route est dans cet état, ils nous imposent les prix. On est obligés de marcher avec, car nous avons d'abord nos dépenses, nos occupations, notre économie quotidienne. Ce que nous dépensons dans les champs, dans notre travail quotidien, on arrive pas à recouvrir ces dépenses. "

Voir la vidéo 00:15

Au Cameroun, l'inititiave "Human Bulldozers" veut rendre les routes plus aisées

Pendant que les jeunes travaillent, les femmes apportent leur contribution en cuisinant pour eux. Les filles prennent en charge d'autres commissions, elles apportent de l'eau. Prisca Berka, âgée de 9 ans, est l’une d’entre elles :

"Moi et d’autres jeunes du quartier, nous nous rassemblons deux fois par semaine pour porter de l’eau à nos parents, qui cuisinent pour ceux qui travaillent sur les routes. Nous apportons également à boire à ceux qui travaillent, lorsqu'ils ont soif ."

Koumba Emmanuel, un des chefs d'équipe, a initié le programme pour lier le village aux autres villes. Le déclic s'est fait lorsque la seule route pour sortir du village était infranchissable : "Je me suis dit, qu'il fallait d'abord montrer l'ampleur de ce qu'on a fait pour l'État, avant de demander ce que l'État a fait pour toi. Mais il faut dire que l'État a oublié Nkondjock. L’appel que nous faisons est que le gouvernement nous aide, à ce que la souffrance s'arrête, qu'on nous désenclave. Nous sommes un bassin agricole, un bassin économique qui ravitaille tout!"

Les utilisateurs de ces routes se disent contents de cette initiative. Les 80 kilomètres qui étaient auparavant parcouru en cinq heures sont à présent parcourus en trois heures, et les prix des transports ont diminué de 20%.

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