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International

Hillary Clinton veut apaiser les Balkans

La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton démarre une tournée dans les Balkans. Elle y sera accompagnée par son homologue européenne Catherine Ashton. Mais sur le terrain les différends sont vivaces.

La chef de la diplomatie américaine a démarré sa tournée dans les Balkans par Sarajevo

La chef de la diplomatie américaine a démarré sa tournée dans les Balkans par Sarajevo

Hillary Clinton est venue à Sarajevo rappeler que les accords de Dayton ne peuvent être remis en cause

Hillary Clinton est venue à Sarajevo rappeler que les accords de Dayton ne peuvent être remis en cause

Les Balkans, c'est une mosaïque de peuples et de communautés, Croates, Serbes, Bosniens chrétiens ou musulmans ("Bosniaques"). Après l'éclatement de la Yougoslavie, une série de conflits extrêmement violents, à caractère ethnique, ont ravagé ce flanc sud-est de l'Europe.

Aujourd'hui, la région est encore sous tension. En Bosnie-Herzégovine par exemple, le pays est en proie à des querelles incessantes entre les diverses communautés. La chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton a d'ailleurs débuté sa tournée par Sarajevo, la capitale. Elle y a affirmé, avec le soutien de Catherine Ashton, la chef de la diplomatie européenne, que les accords de Dayton, signés en 1995 sous l'égide de l'OTAN, sont immuables.

Ces accords avaient mis fin à la guerre et mis sur pied une entité serbe et une autre croato-musulmane, les deux réunies sous un État central. Sauf que cet État est faible. Les Serbes refusent le renforcement des institutions centrales. Ils n'hésitent pas à agiter régulièrement la menace de proclamer leur indépendance.

Washington a donc clairement mis en garde : pas question de remettre en cause Dayton. Il faut au contraire s'efforcer d'entrer dans le giron de l'UE et de l'OTAN.

Les États-Unis poussent à la pacification des Balkans et à leur entrée dans le giron de l'OTAN et de l'UE

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La nécessité du dialogue

À Belgrade, la partie s'avère difficile aussi : les Serbes ne reconnaissent pas la proclamation unilatérale d'indépendance du Kosovo en 2008, une très ancienne province serbe peuplée aujourd'hui majoritairement de musulmans kosovars. Hillary Clinton et Catherine Ashton vont rencontrer le président Serbe Tomislav Nicolic et son Premier ministre. Leur idée est de proposer l'installation d'un bureau de liaison serbe à Pristina, la capitale kosovare et réciproquement un bureau kosovar à Belgrade.

Elles vont également demander aux autorités de Belgrade de se retirer du nord du Kosovo, où vivent actuellement 40.000 Serbes. À la clé de ces concessions, la reprise du dialogue avec l'UE, interrompu en 2011 avant les élections serbes. Le Premier ministre serbe a fait savoir qu'il n'était pas question de reconnaître le Kosovo.

Mais il vient de rencontrer son homologue kosovar à Bruxelles avec la Haute représentante de l'UE Catherine Ashton. Si le dialogue avec Pristina s'engageait, une date pour la reprise des négociations de l'adhésion de la Serbie à l'UE pourrait être fixée, peut-être déjà en décembre.

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