Habré sera jugé à Dakar | Afrique | DW | 20.07.2012
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Afrique

Habré sera jugé à Dakar

La Cour internationale de Justice a tranché : le Sénégal va devoir juger Hissène Habré "sans délai" ou l'extrader. L'ex-dictateur tchadien est poursuivi pour crimes de génocide commis par son régime entre 1982 et 1990.

La Cour internationale de Justice à La Haye, aux Pays Bas, a rendu sa décision dans le différend qui opposait la Belgique au Sénégal. Un différend qui portait sur le choix du pays habilité à juger l'ancien président tchadien Hissène Habré. Même si le président sénégalais Macky Sall avait réaffirmé la volonté de son gouvernement de juger Habré au Sénégal, la décision finale concernant ce jugement restait suspendu à l'arrêt de la CIJ.

Cette cour, créée en 1945, a pour mission de régler, conformément au droit international, les différends d'ordre juridique qui lui sont soumis par les Etats. Dans l'affaire Habré, l'arrêt rendu est dit "obligatoire". Mais quelles en sont alors les conséquences ?

Écoutez ci-dessous la réponse du Professeur Seydou Nourou Tall, vice-doyen de la faculté de droit de l'université Cheick Anta Diop de Dakar, au Sénégal, joint avant l'arrêt de la CIJ. Il est également spécialiste des relations internationales.

Une grande victoire pour les victimes

La Belgique avait saisi la CIJ en 2009, estimant que le refus de Dakar de poursuivre Hissène Habré pour crimes contre l'humanité était un viol de l'obligation générale de réprimer les crimes de droit international humanitaire. Mais que pensent les victimes de cette décision ?

Ramata Soré a posé la question à Clément Baifouta, président de l’association des victimes de Hissène Habré (à écouter ci-dessous).

L'Union africaine et le Sénégal ont directement entamé des consultations dans le but de juger Hissène Habré, a affirmé le représentant sénégalais auprès de la Cour internationale de Justice. "On s'attend à la création, peut-être même dès la semaine prochaine, d'un tribunal spécial", a déclaré à l'AFP Leslie Haskell, avocate pour l'ONG Human Rights Watch, qui a salué l'arrêt de la CIJ comme une "grande victoire pour les victimes".

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"Aucun Etat n'a intérêt à refuser d'exécuter un arrêt", estime Seydou Nourou Tall

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"Nous avons piétiné pendant dix ans au Sénégal, j'ai honte d'être Africain" (Clément Baifouta)

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