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Archives Afrique

Guinée : un scrutin déjà contesté

Les Guinéens sont appelés aux urnes ce samedi pour élire leurs députés. Une élection maintes fois reportée, l'opposition a une nouvelle fois accusé le régime de vouloir procéder à des fraudes.

1800 candidats vont se disputer les 114 sièges du parlement

1800 candidats vont se disputer les 114 sièges du parlement

Apparemment, les quatre jours de report du scrutin n'auront pas suffi pour arriver à un accord. A la veille des élections législatives, l'opposition guinéenne dénonce des anomalies dans le recensement électoral. Elle accuse la Céni d'avoir éloigné des populations hostiles au pouvoir des lieux de vote, en attribuant des bureaux de vote éloignés de chez eux à certains électeurs. Cette situation pourrait donc entacher le bon déroulement du scrutin. Pourtant, pour Jens Hettman, représentant de la fondation allemande Friedrich Ebert en Guinée, la mise en place d'un nouveau parlement est un prochain pas nécessaire :

"Je pense que la Guinée de bonnes chances de continuer son processus de transition démocratique pour rendre possible un échange politique direct entre les différents acteurs. Ce qui importe, c'est que la transition institutionnelle soit scellée par l'élection d'un nouveau parlement et que la Guinée soit gouvernée par des civils dans tous les domaines, exécutif, législatif et judiciaire."

L'opposition a multiplié les manifestations pour réclamer des élections libres et transparantes

L'opposition a multiplié les manifestations pour réclamer des élections libre et transparante

L'absence d'accord sur la tenue des élections et les problèmes soulevés par l'opposition sur le fichier électoral n'ont pas été les seuls moments forts des derniers jours de campagne. En effet, cette semaine, les révélations des médias français sur les ressources minières ont défrayé la chronique. Selon ces journaux, différents lobbys se disputent le contrôle des ressources minières, ce qui encourage l'instabilité politique. Jens Hettman aussi dénonce la façon dont les ressources naturelles de la Guinée sont gérées :

"La Guinée doit cesser de brader ses ressources naturelles pour maximiser les gains d'individus membres de l'élite politique. Il faut que le pays se gère mieux. Il faut que cela se passe de façon plus démocratique, plus publique, plus transparente. Mais le problème est que les responsables guinéens manquent à la fois d'expérience et de compétence spécifique dans ce domaine."

Le scrutin de demain constituera donc un test pour les élections présidentielles prévues en 2015.