Guido Westerwelle : le FDP c′est moi | Allemagne | DW | 17.09.2009
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Allemagne

Guido Westerwelle : le FDP c'est moi

Avec environ 10% de députés, le parti libéral FDP est le premier parti d’opposition au Bundestag. Depuis qu'il le dirige, Guido Westerwelle n'a qu'une idée en tête : ramener sa formation dans la majorité gouvernementale.

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Le FDP a passé onze longues années dans l’opposition. Pendant la campagne pour ces législatives, Guido Westerwelle a donc affiché sa volonté de faire alliance avec les conservateurs à l’issue du scrutin.

TV Dreikampf Westerwelle, Trittin, Lafontaine

Le débat télévisé des petits partis : FDP, Verts et Die Linke

Cela fait maintenant huit ans que Guido Westerwelle dirige le FDP, presque un record de longévité : le seul à avoir occupé ce poste plus longtemps était Hans-Dietrich Genscher entre 1974 et 1985. Pendant ces huit années, Guido Westerwelle a réussi à ancrer le parti libéral dans le camp conservateur.

Réélu en mai dernier à 96% par ses militants, il incarne aujourd'hui plus que jamais le FDP, dont il dirige également le groupe parlementaire au Bundestag. Et contrairement aux autres partis d'opposition qui ont tous un duo à leur tête, le FDP c'est Guido Westerwelle. Au point que certains lui reprochent d'avoir transformé son parti en one-man-show.

À 47 ans, cet orateur né essaie de montrer, avec un certain succès, que le FDP n'est plus seulement un parti centré sur l'économie :

"Et il est aussi important qu'un parti qui plaide pour une économie sociale de marché, qui sait que l’Etat de droit, l’éducation et le désarmement sont des points essentiels de la politique, qu'un tel parti continue de croître."

Un électorat diversifié

Dans le passé, le FDP craignait à chaque rendez-vous électoral de ne pas atteindre la barre des 5% de voix. Depuis l'avènement de Guido Westerwelle, les scores à deux chiffres sont monnaie courante. Il faut dire qu'avec des thèmes allant de la défense des libertés individuelles à la demande d'investissements plus importants dans le secteur de l'éducation et d'une politique sécuritaire plus axée sur le civil, le parti libéral est devenu plus attirant pour les électeurs.

FDP Wahlkampf in Düsseldorf

Guido Westerwelle devant un portrait de Guido Westerwelle

Le FDP est donc sur une pente ascendante. Il co-gouverne actuellement six régions, dont celle de Guido Westerwelle, la Rhénanie du Nord-Westphalie, qui est aussi la plus peuplée. La récente alliance formée avec les conservateurs en Saxe lui donne bon espoir de voir le schéma se répéter au niveau fédéral. Guido Westerwelle le répète comme une litanie : "une coalition jaune-noire à Berlin, c'est possible" :

"Le FDP défend, aussi bien au niveau régional que fédéral, une politique basée sur le mérite doublé d'une responsabilité sociale. C’est pour nous une évidence et c’est cela que nous voulons mettre en place dans le prochain gouvernement fédéral."

Il y a quatre ans, cet objectif avait failli être atteint, mais les conservateurs d'Angela Merkel et ses alliés bavarois avaient finalement fait machine arrière. Si tout se déroule cette fois comme il l'espère, Guido Westerwelle pourrait bien suivre encore un peu plus la voie tracée par son mentor Hans-Dietrich Genscher, en devenant à son tour vice-chancelier et ministre des Affaires étrangères.

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  • Date 17.09.2009
  • Auteur Anne Le Touzé / Marcel Fürstenau / yd
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