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Grosses manifestations à Bangkok

En Thaïlande, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté ce lundi dans le centre de la capitale Bangkok pour exiger la démission immédiate de la Première ministre Yingluck Shinawatra.

Tôt ce lundi déjà de nombreuses avenues et places stratégiques de cette métropole de 12 millions d'habitants étaient bloquées. Un important dispositif de sécurité avait été déployé, mais il n'y pas eu de heurts majeurs.

En effet, on redoutait des confrontations violentes entre partisans du gouvernement et de l'opposition comme aussi avec les quelques dix mille policiers anti-émeutes et huit mille soldats déployés dans Bangkok.

Face à l'ampleur des manifestations – jusqu'ici pacifiques - menées sous la houlette du principal opposant Suthep Thaugsuban, la chef du gouvernement Yngluck Shinawatra a fait une nouvelle offre de dialogue à l'opposition.

L'opposition fait la sourde oreille

Les manifestations ce lundi ne sont que le point d'orgue d'une campagne menée depuis des semaines déjà contre Yngluck Shinawatra. L' opposition reproche à Yingluck de n'être qu'une marionnette de son frère et prédécesseur Thaksin Shinawatra renversé en 2006 et exilé à l'étranger pour échapper à des poursuites judiciaires. Yngluck Shinawatra avait déjà tenté de calmer le jeu en admettant le principe d'élections anticipées. Une idée alors rejetée par l'opposition qui regroupe les classes moyennes et les notables fidèles au roi, qui redoutent que la chef de gouvernement ne soit réélue grâce au soutien des couches les plus pauvres de la société thailandaise.Un manifestant:

« Nous sommes ici parce que nous voulons rétablir le droit et la justice. Le fait que le gouvernement ne résoud pas les problèmes du pays nous oblige à descendre dans la rue. Nous voulons des réponses !»

Critiques de la Commission électorale

La Commission électorale avait critiqué la date du 2 février pour des élections anticipées.

Suthep Thaugsuban Thailand Bangkok Porträt

Suthep Thaugsuban

La commission avait demandé un report à une date ultérieure, le 4 mai, pour garantir la bonne organisation d'un tel scrutin. Demande rejetée alors par Shinawatra, mais aujourd'hui elle a invité l'opposition à discuter de cette proposition ; et son gouvernement a affirmé ne pas vouloir employer la force contre les manifestants. Ces dernières semaines, les violences entre manifestants, la police et les partisans du pouvoir en place ont fait huit morts et d'innombrables blessés.

Risques d' une escalade

En effet, au cours des huit dernières décennies, l'armée a mené pas moins de 18 coups d'Etat. Un manifestant partisan du chef de l'opposition Suthep Thaugsuban:

«Suthep dit que les militaires n'ont pas besoin de faire un coup d'Etat. Nous chasserons nous-mêmes les gouvernants!»

Cependant, jusqu'ici dans le conflit actuel, l'armée s'efforce de se montrer neutre. Le commandant en chef des Forces armées Prayuth Chan-ocha lui-même a exhorté les manifestants des deux camps à rester pacifiques. « Nous sommes tous des Thais, et malgré nos divergences, nous pouvons vivre ensemble » a- t-il souligné.