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Vu d'Allemagne

Grecs et Allemands, un ressentiment durable ?

Slogans anti-allemands et drapeaux nazis étaient au rendez-vous dans les rues d'Athènes pour saluer la visite de la chancelière Angela Merkel, mardi. Cette dernière a délivré un message de soutien au gouvernement grec.

Jamais la chancelière n'a été ainsi reçue, d'un côté avec les honneurs militaires et de l'autre avec des drapeaux nazis, remarque la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Ces manifestations d'hostilité devraient donner à réfléchir aux autres pays européens.

Des dizaines de milliers de personnes ont protesté à Athènes

Des dizaines de milliers de personnes ont protesté à Athènes

Elles montrent à quelle vitesse l'Europe peut retomber dans les vieux schémas de pensée lorsque l'enveloppe protectrice du moteur de l'union - la prospérité pour tous - se déchire.

Pour la Süddeutsche Zeitung, les manifestations d'Athènes ne reflètent pas l'état d'esprit de la majorité des Grecs. Ces derniers savent désormais qu'il faut chercher les responsabilités à l'intérieur de leur pays. Ils ont honte des défaillances de leurs dirigeants, honte du déni de réalité pratiqué pendant de nombreuses années. C'est à ces Grecs-là que la chancelière a adressé mardi ses vœux de courage. Une sorte de visite thérapeutique à domicile qui risque de ne pas être la dernière, prévient le journal.

Dans ses déclarations au Premier ministre grec, écrit Die Welt, Angela Merkel a employé tout son art d'équilibriste pour à la fois encourager et rappeler à l'ordre. Toute la rhétorique y est passée : la métaphore de la lumière au bout du tunnel, le mantra de l'unité et de l'amitié entre les peuples européens, mais aussi la mise en garde sur le travail encore à accomplir.

Pendant ce temps, Angela Merkel exprime son soutien à Antonis Samaras

Pendant ce temps, Angela Merkel exprime son soutien à Antonis Samaras

Le message : montrer que l'Union européenne tente coûte que coûte de maintenir la Grèce dans la zone euro.

La visite d'Angela Merkel à Athènes arrive beaucoup trop tard, estime die tageszeitung. En Grèce comme en Allemagne, les gouvernements ont négligé de réagir aux ressentiments, aux rumeurs et aux incitations à la haine. Angela Merkel est considérée par de nombreux Grecs comme la principale source de leurs maux. Et pour beaucoup d'Allemands, "les Grecs" ne sont que des incorrigibles faiseurs de dette qui volent l'argent du contribuable et passent leur temps à bronzer sur la plage. Selon la taz, les milliers de manifestants brandissant des croix gammées vont ajouter une nouvelle couche au ressentiment ambiant dans les deux pays.

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