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Vu d'Allemagne

Grave crise entre Moscou et Ankara

Les éditorialistes se font l'écho de l‘inquiétude que de tels incidents n'entraînent une spirale de violence supplémentaire dans une atmosphère internationale déjà tendue

La plupart des journaux montrent en Une la photo de l'avion de combat russe en flammes et en chute libre, avec des gros titres correspondants. Celui de la FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung : "Poutine menace la Turquie de sérieuses conséquences ! " La Süddeutsche Zeitung , elle, écrit : "Grave crise entre Moscou et Ankara". Pour la taz, die tageszeitung, c'est même : "A la frontière de la guerre".

Russland Kampfjet

L'avion en feu s'est écrasé près de la frontière turco-syrienne; un pilote a survécu, l'autre a été abattu par des rebelles syriens avant que son parachute ne touche le sol.

La taz estime que "le crash d'un avion de guerre russe, abattu par l'armée turque a le potentiel de provoquer au moins une nouvelle crise grave entre la Russie et l'Occident. Alors que le président français François Hollande multiplie ses efforts pour rassembler tous les membres du Conseil de Sécurité des Nations unies, donc aussi la Russie, en vue d'une campagne militaire commune contre" l'Etat Islamique", l'incident à la frontière turco –syrienne est une catastrophe", souligne l'éditorialiste. "Il est même possible que le gouvernement et avant tout le président turc aient voulu provoquer cette crise. Car pour Erdogan, l'engagement militaire de la Russie aux côtés du président syrien Assad est une véritable provocation.

Moskau, Proteste vor türkischer Botschaft

Plusieurs centaines de Russes ont manifesté leur colère devant l'ambassade de Turquie à Moscou

Le journal berlinois estime que pour le président Erdogan ,-contrairement à ce qu'il dit officiellement-, l'Etat Islamique est le moindre mal par rapport à Assad ! "…

"Poutine et Erdogan sont des caractères similaires sur bien des points", estime le Kölner Stadtanzeiger: "tous les deux sont sans scrupule et imbus de pouvoir jusqu‘à la mégalomanie. Tous les deux gouvernent de grands empires fragiles, dans lesquels leur position de potentat ne va pas de soi. Tous les deux doivent sans cesse faire preuve de leur puissance et ils le font dans le combat. Et, conclut le journal de Cologne, c'est exactement ce qui rend la confrontation actuelle très dangereuse“…

Symbolbild Russland S-400 Raketenabwehr an Grenze zur Türkei

Systèmes de défense anti aériennes russes

Le quotidien de Francfort, "Frankfurter Rundschau" écrit : "Quel désastre ! Au lieu de d'élaborer ensemble avec d'autres partenaires une stratégie commune contre l'organisation terroriste 'Etat Islamique ' , la Turquie - un partenaire d'alliance potentiel – abat un avion de combat de la Russie- un possible membre de la coalition. Erdogan et Poutine se servent de l'incident pour prononcer des discours forts avec lesquels ils entretiennent leurs publics respectifs.(...) Les vrais vainqueur sont en fait les jihadistes estime l'éditorialiste. Ils se réjouissent de la faiblesse de la communauté internationale, faiblesse qui depuis longtemps déjà fait leur force ! Et ils se réjouiront que presque plus personne ne tente d'initier un processus de paix tant attendu et qui devrait mettre fin à la guerre civile en Syrie. Aussi longtemps que ce processus n'arrive pas, les terroristes de lEtat Islamique continueront d e prendre des gens en otages ou de les tuer et feront de attentats- pas seulement en Europe! ", conclut le journal.

Putin bei Erdogan 01.12.2014

Deux "amis" encore en décembre 2014: le président russe Vladimir Poutine et son homologue à Ankara, Recep Tayyip Erdogan

Certains éditorialistes sont toutefois moins pessimistes...

En effet, selon l'autre grand quotidien de Francfort, la Frankfurter Allgemeine Zeitung par exemple, "même si Vladimir Poutine parle de sérieuses conséquences, il est très improbable que cet incident entraîne une confrontation ouverte entre l'OTAN et la Russie. Il ne s'est pas agi d'une attaque armée sur le territoire de l'Alliance atlantique! Personne au sein de l'OTAN ne peut avoir intérêt à faire davantage que publier une note de protestation. Du côté russe, les responsables politiques agiront de manière similaire, présume le journal de Francfort, car le prix potentiel pour des représailles militaires serait si élevé que même un joueur comme le président russe ne serait pas prêt à payer à cause de la perte d'un avion de combat! "

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