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Afrique

Grands Lacs : la politique d'Obama critiquée

Plusieurs ONG américaines estiment que le département d'État est à même de mettre fin au conflit dans l'est du Congo, si l'administration Obama accentue la pression sur Kigali et Kampala.

La politique américaine dans les pays des Grands Lacs a été vivement dénoncée par des élus du Congrès et par nombre d'organisations non-gouvernementales. Selon plusieurs ONG américaines, tous les efforts internationaux pour parvenir à une paix durable en RDC sont manifestement insuffisants. Au-delà d'une simple résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, qui appelle à la fin des violences dans l'est de la RDC, la réponse de la diplomatie internationale, notamment celle menée par Washington dans la région, s'avère inefficace.

Longtemps alliés du régime de Kigali, les États-Unis ont commencé - il y a quelques mois seulement - à rompre avec l'aide militaire accordée au Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du M23 dans l'est de la RDC. Cependant, pour Gerd Hankel, spécialiste du Rwanda à l'Institut de recherche en sciences sociales de Hambourg, il faudrait aller beaucoup plus loin :

Les rebelles du M23 contrôlent toujours l'est de la RDC

Les rebelles du M23 contrôlent toujours l'est de la RDC

« S'il y a un pays qui peut mettre fin au conflit dans l'est de la RDC, c'est bien les États-Unis ou la Grande-Bretagne. Parce que c'est vraiment ces deux pays-là qui ont une grande influence sur le Rwanda et l'Ouganda. C'est Susan Rice, l'ambassadrice américaine à l'ONU, qui est en quelque sorte la marraine de Paul Kagame. C'est à elle de mettre la pression par exemple sur le Rwanda pour que ce pays arrête de s'impliquer dans le conflit en RDC. »

On reproche également au département d'État américain de n'avoir jamais pris de sanctions politiques contre Kigali, malgré l'existence de preuves crédibles d'un appui du Rwanda aux rebelles du M23. Selon Francis Laloupo, journaliste et analyste politique indépendant, l'administration américaine est restée confinée dans sa politique extérieure après le génocide rwandais :

Les présidents Kagame, Museveni et Kabila à Goma

Les présidents Kagame, Museveni et Kabila à Goma

« L'administration américaine actuelle, tout comme celle qui l'a précédée, ont été amenées à gérer l'héritage du soutien que le président Clinton avait apporté à Kigali au lendemain du génocide rwandais. Sachant par ailleurs que les États-Unis se sont appuyés sur le deal qui a été fait entre le Rwanda et le régime de Laurent Désiré Kabila, pour considérer qu'il y a une sorte d'autorisation pour le Rwanda de continuer à poursuivre des génocidaires rwandais sur le sol congolais. »

Le sécretaire d'État-adjoint chargé de l'Afrique, Johnnie Carson, a reconnu que Washington n'avait pas pris de sanctions contre les responsables politiques rwandais accusés par l'ONU de soutenir le M23, mais que Washington souhaite désormais s'impliquer davantage dans ce dossier.

C'est dans ce contexte que Christopher Smith, le représentant du département d'État au Congrès, a plaidé pour l'envoi d'un émissaire de Barack Obama dans la région, pour donner un signal fort aux protagonistes du conflit.

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