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Vu d'Allemagne

Grand ménage chez Siemens

Moins d’une semaine après avoir remercié son président du conseil de surveillance, le groupe industriel allemand Siemens se sépare de son patron. Klaus Kleinfeld devrait quitter son poste le 30 septembre. Siemens espère ainsi tourner la page des scandales qui l’éclaboussent depuis plusieurs mois.

Après Heinrich von Pierer, le président du conseil de surveillance, c'est au tour de Klaus Kleinfeld de jeter l'éponge.

Après Heinrich von Pierer, le président du conseil de surveillance, c'est au tour de Klaus Kleinfeld de jeter l'éponge.

La tageszeitung constate que c’est une première dans l’histoire des entreprises allemandes. Le patron de Siemens rend son tablier alors que, jusqu’ici du moins, il n’est pas impliqué dans les affaires de corruption, et que les résultats du groupe sont très bons. Selon la taz, Klaus Kleinfeld doit s’en aller pour permettre à l’entreprise Siemens de redorer son blason.

Pour la Frankfurter Rundschau, la question est de savoir ce que le conseil de surveillance reproche vraiment à Klaus Kleinfeld. On ne peut pas exclure qu’il craigne qu’une nouvelle affaire éclate au grand jour, qui impliquerait cette fois directement le patron du groupe. Dans cette optique, explique le journal, il est normal que Siemens préfère opérer quelques temps sans direction, plutôt que de devoir affronter un nouveau scandale.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung relève trois aspects : premièrement, Klaus Kleinfeld a tenté de faire pression sur le conseil de surveillance en mettant en avant son intégrité et ses bons résultats et cela n’a pas plu aux administrateurs. Ensuite, le conseil de surveillance n’a pas tenu compte de l’avis des actionnaires pour prendre sa décision. Résultat : le cours des actions a réagi très négativement à cette annonce. Et enfin, le professionnalisme de certains membres du directoire avant la réunion décisive a laissé à désirer : jamais l’information selon laquelle Siemens était déjà à la recherche d’un nouveau patron n’aurait dû filtrer. Le journal conclut : Siemens est en état de choc.

La Süddeutsche Zeitung enfin, constate que cinq grandes entreprises allemandes se sont séparées de leurs patrons en l’espace des six dernier mois. On peut déplorer ces changements rapides parce qu’ils sont sources de tension à tous les niveaux : tout en haut, mais également tout en bas de l’échelle, chez les petits actionnaires. Cela dit, rappelle le journal, les managers allemands sont les mieux payés du marché, il est donc normal d’attendre de leur part qu’ils soient particulièrement performants. Et cette performance peut, dans un cas comme Siemens, consister à s’éclipser, afin de permettre un nouveau départ à l’entreprise.

  • Date 26.04.2007
  • Auteur Anne Le Touzé
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