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Allemagne

Grève générale à Deutsche Telekom

Les salariés de Deutsche Telekom ont décidé d’émettre un signe fort. Le syndicat verdi a annoncé aujourd’hui que le vote de la base s’est soldé par une écrasante majorité en faveur d’une grève dure. Le géant allemand des télécommunications se voit ainsi confronté à son premier débrayage depuis le début de sa privatisation il y a douze ans.

Le PDG de Deutsche Telekom, René Obermann, lors de l'assemblée générale le 3 mai dernier

Le PDG de Deutsche Telekom, René Obermann, lors de l'assemblée générale le 3 mai dernier

La grève débutera dès demain vendredi Ainsi en ont décidé 96, 5 % des 22 000 salariés appelés aux urnes. Une décision quasi unanime qui exprime à quel point ils sont opposés au projet d’externalisation de 50 000 emplois dans une nouvelle filiale. Les employés concernés essuieraient alors un manque à gagner de 12 %. "Inacceptable" estime le syndicat Verdi, même si la société propose des compensations étalées sur trois ans pour faire passer la pilule. D’autant qu’à T-Services, les salariés devront également travailler plus : Au moins 38 heures par semaine au lieu de 34 actuellement. La direction fait valoir l’argument de la concurrence et la garantie de l’emploi pour le personnel externalisé. Karl-Gerhard Eick, le négociateur en chef de Telekom précise en outre que l'objectif est "la réduction de l’extrême délocalisation que nous vivons actuellement au sein de l’entreprise, en y replaçant certaines activités. Nous pourrons ainsi recréer dans la firme des milliers d’emplois."

Confrontée à une importante perte de clients dans le secteur de la téléphonie fixe et un bénéfice en forte baisse, l’entreprise cherche grâce à ces restructurations à économiser 900 millions d’euros. Pour ce faire l’un des moyens privilégiés est une réforme des tarifs jugés trop rigides. On envisage donc de faire la part belle aux éléments variables. Autrement dit : Baisse du salaire de base que l’on pourra compenser notamment par une participation aux bénéfices ou des performances exceptionnelles. Lothar Schröder, de la direction de Verdi peut imaginer souscrire à un tel concept car selon lui "Une variabilité signifie au fond une certaine incertitude. Une incertitude que l’on transmet aux salariés. Ce simple fait est déjà très risqué or c’est apparemment répandu dans nombre d’entreprises mais dans une bien moindre mesure que ce que Telekom propose. Nous voulons y réfléchir."

Le patron du groupe, René Obermann a en tous cas dès à présent appelé le syndicat a revenir à la table des négociations.

  • Date 10.05.2007
  • Auteur Yann Durand
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