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Afrique

Goodluck Jonathan annule sa visite à Chibok

Le président nigérian ne se rendra finalement pas à Chibok. C'est dans cette ville du Nigeria que plus de 200 lycéennes ont été enlevées en avril par les islamistes de Boko Haram.

Le président Goodluck Jonathan a finalement préféré se rendre directement à Paris sans faire escale à Chibok

Le président Goodluck Jonathan a finalement préféré se rendre directement à Paris sans faire escale à Chibok

Cela devait être un premier geste politique fort de la part du président nigérian mais à la dernière minute il a préféré faire marche arrière. De source gouvernementale, des raisons de sécurité expliqueraient ce changement dans l'agenda de Goodluck Jonathan qui se rendra directement en France sans passer par Chibok. Tout comme ses homologues du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Bénin, il est attendu pour un sommet prévu samedi à Paris. Un sommet axé sur les problèmes de sécurité liés aux activités de Boko Haram.

Mobilisation contre Boko Haram

Le groupe détient toujours 223 lycéennes enlevées à Chibok. Selon Ahmed Zanna, sénateur de l'État de Borno, dans le nord-est du Nigeria, qui dit avoir des informations sur le lieu de leur détention, une intervention n'a pas été possible jusqu'à présent car les militaires sont tout simplement trop mal équipés. Pour cette raison ils ne peuvent pas les libérer sans mettre en danger la vie des filles. Mais il estime qu'avec l'aide de la communauté internationale, ils pourraient être en mesure à présent de les sauver.

Pour venir à bout de Boko Haram, la mobilisation internationale s'organise et, sur le plan national, le président Goodluck a demandé une prolongation de l'état d'urgence.

Les recherches pour retrouver les lycéennes se poursuivent avec l'aide d'experts internationaux

Les recherches pour retrouver les lycéennes se poursuivent avec l'aide d'experts internationaux

État d'urgence « nécessaire »

Jeudi soir, à l'issue d'une réunion avec les chefs de l'armée et des services de sécurité, les députés nigérians ont approuvé à l'unanimité la prolongation de l'état d'urgence déjà en vigueur depuis un an dans les trois États du nord-est du pays : Borno, Yobe et Adamawa. A Yola, la capitale de l'État d'Adamawa, l'évêque Stephen Dami Mamza assure que la situation est plutôt calme, mais pour lui, l'état d'urgence est nécessaire :

« Il y a beaucoup de gens qui tirent profit des activités de Boko Haram. L'état d'urgence qui a été imposé a énormément aidé. Parce que : qu'est-ce qui se serait passé si l'état d'urgence n'avait pas été décrété ? Beaucoup de gens n'ont pas approuvé mais je pense, que sans cela, Boko Haram aurait envahi tout le nord du Nigeria ».

Le sénat devra à son tour se prononcer mardi sur cette prolongation de six mois réclamée par le président.

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