Glos : le meunier devenu ministre | Vu d′Allemagne | DW | 09.02.2009
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Vu d'Allemagne

Glos : le meunier devenu ministre

Même si la démission du ministre de l'Economie, Michael Glos, n’était pas encore acceptée à l’heure de la publication, les journaux dressaient déjà le bilan de son parcours.

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Le ministre allemand de l'Economie a annoncé sa démission lundi


Lorsqu'il est entré en fonction, ses cheveux étaient encore bruns, peut-être qu'il s'agissait d'une couleur, mais peu importe. Aujourd'hui ils sont gris, observe die Welt. Michael Glos, l'homme, naguère fort, virulent, influent n'est plus aujourd'hui que l'ombre de lui-même. Mais dès le début, son hésitation aurait dû en dire long. Peut-on charger quelqu'un d'une fonction contre sa volonté ? demande le quotidien. Michael Glos est devenu ces dernières années un ministre de l'Economie passif et sans succès. Quand la crise financière a frappé, Angela Merkel apparaissait plus souvent en compagnie de son ministre des Finances Peer Steinbrück qu'avec lui.


Wahl05 Interview Michael Glos deutsche stellvertretender CDU/CSU-Fraktionsvorsitzender

Ministre de l'Economie depuis 2005, il est le premier membre de la CSU à avoir accédé à ce portefeuille

Si le chef de l'Union chrétienne-sociale Horst Seehofer ne voulait pas laisser partir Michael Glos, estime la Tageszeitung, c'est parce que son retrait mettait en danger la structure fragile du parti bavarois récemment réorganisé. Ainsi Horst Seehofer a tenté de nouveau de faire passer le sauvetage de la CSU avant celui de la crise économique.


A lire également un portrait de Michael Glos dans la Süddeutsche Zeitung. Le journal raconte comment cet ancien meunier, sans diplômes, véritable force de la nature, est devenu ministre en 2005.


Sicherheitskonferenz München Joe Biden Angela Merkel

Angela Merkel et Joe Biden lors de la conférence sur la sécurité à Munich

La SZ s'intéresse également à la politique étrangère américaine, au lendemain de la conférence de Munich sur la sécurité. Le vice-président américain Joe Biden y a dit beaucoup de choses qui plaisent au public : à l'avenir les Etats-Unis demanderont conseil à leurs partenaires, ils ne sacrifieront pas leurs idéaux au profit de la sécurité, il n'y aura plus de torture, et surtout le temps est venu d'appuyer sur le bouton « nouveau démarrage ». Mais celui qui croit que le temps de la discorde va aussitôt faire place à celui de l'entente refait la même erreur que George Bush : il surestime le pouvoir de l'Amérique, notamment en ce qui concerne la Russie et l'Iran.


La perspective d'un renouveau du partenariat transatlantique est bien là, constate la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Elle est encourageante et était de toute façon nécessaire. Toutefois, Joe Biden a aussi exposé le revers de la médaille : les Etats-Unis feront davantage, mais ils en demanderont également davantage à leurs partenaires.

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