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Europe

Genève chasse les Roms des rues

Confrontée à un afflux de Roumains d'origine Roms, la capitale suisse a commencé par interdire la mendicité. Aujourd'hui, la mairie souhaite scolariser les enfants quitte à les retirer de la garde de leurs parents

Les familles roms viennent à Genève pour mendier ou, comme ici, nettoyer les parebrises aux feux rouges

Les familles roms viennent à Genève pour mendier ou, comme ici, nettoyer les parebrises aux feux rouges

Depuis que la Suisse a adhéré à l’espace Schengen fin 2008, on croise de plus en plus des familles Roms qui pratiquent la mendicité dans les rues de Genève. La ville de Genève a donc commencé par interdire la mendicité. Et aujourd’hui, la question est de scolariser les enfants des Roms pour ne pas les laisser dans la rue. Voire de retirer carrément la garde des enfants aux parents.

Un débat qui fait polémique en Suisse où ces nouvelles mesures rappellent un épisode sinistre : de 1926 à 1976, la fondation Pro Juventute avait été ainsi chargée par l’état suisse de sédentariser de force les enfants des Jenisch, les Tziganes suisses, arrachant ainsi près de 800 mineurs à leur famille.

Un reportage à Genève de Marion Moussadek.

L’Islande sur la bonne voie

Logo de la banque islandaise Icesave qui a fait faillite en 2009

Logo de la banque islandaise Icesave qui a fait faillite en 2009

La Commission a recommandé l’ouverture de négociations en vue de l’entrée de l’Islande dans l’Union européenne. Ceci permet à l’île de franchir un cap important sur la route de l’adhésion. C’est en tous cas un signe de bonne volonté de la part de la Commission car elle n’a pas attendu l’issue du référendum qui va se tenir le 6 mars prochain en Islande. Les Islandais vont en effet décider si leur pays doit ou non rembourser près de 4 milliards d’euros prêtés par la Grande-Bretagne et les Pays-Bas.

L’Islande a été très durement touchée par la crise et la faillite d’une de ces banques, la banque Icesave, a floué des milliers de petits épargnants britanniques et néerlandais qui y avaient placé leur argent. Leurs gouvernements respectifs avaient donc mis la main à la poche pour éponger leurs pertes mais aujourd’hui ils attendent que l’Islande rembourse à son tour cette ardoise si elle veut avoir une chance d’adhérer à l’Union européenne.

La Commission européenne a donc décidé que ce litige était bilatéral et qu’il ne devait pas avoir de conséquences sur l’adhésion, programmée en 2012, de l’Islande à l’Union européenne. Il n’est pas sûr que les contribuables britanniques et néerlandais apprécient beaucoup cette vision des choses.

Armée mexicaine bis repetita

La Haute-Représentante pour la politique étrangère multiplie les faux-pas depuis son arrivée

La Haute-Représentante pour la politique étrangère multiplie les faux-pas depuis son arrivée

Nous sommes en plein milieu d’un jeu très apprécié des Européens : celui du « Tirage de la couverture à soi. » Pour résumer, le Traité de Lisbonne, entré en vigueur au 1e janvier, prévoit la mise en place d’un service diplomatique européen. L’Europe a déjà une ministre des Affaires étrangères : la Britannique Catherine Ashton. Mais celle-ci ne fait pas l’unanimité : on lui a déjà reproché de ne pas être allé à Haiti après le tremblement de terre. Et voilà que madame Ashton vient de « sécher » une réunion des ministres de la Défense organisée par la présidence espagnole de l’Union sur l’île de Majorque. Les Espagnols sont très vexés et l’ont fait savoir.

Mais au-delà de la susceptibilité de chacun, les diplomates européens soupçonnent Catherine Ashton, fidèle à la tradition britannique, de voir d’un mauvais œil la mise en place d’une politique de défense commune. Enfin, José Manuel Barroso a nommé le représentant de l’Union européenne à Washington sans consulter les états membres qui sont une nouvelle fois très vexés. Bref, l’Europe ressemble toujours autant à une armée mexicaine où les trop nombreux chefs se marchent sur les pieds. 400 000 pêcheurs

La commissaire grecque à la pêche, Maria Damanaki

La commissaire grecque à la pêche, Maria Damanaki

La Commission européenne a engagé la réforme de la politique communautaire de la pêche Bruxelles a publié cette semaine un Livre Vert sur le sujet et dores et déjà, les oppositions se focalisent sur un problème à la fois simple et quasiment insoluble : près de 90% des stocks de poissons sont victime de surpêche en Europe.

Dans ces conditions, comment développer une pêche qui soit écologiquement durable tout en maintenant les emplois dans ce secteur qui emploie 400 000 personnes sur tout le continent ? C’est la question que nous avons posé à l’eurodéputé français Alain Cadec. Il est membre du Parti populaire européen et vice-président de la Commission de la pêche au Parlement européen.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Elisabeth Cadot