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ACTUALITÉS

Gabon: investiture malgré tout

Malgré les critiques, notamment celles de l'Union européenne, Ali Bongo se fait investir 72 heures après la validation par la cour constitutionnelle de sa réélection contestée.

Après la validation vendredi  tard dans la nuit de sa réélection à la tête du pays, Ali Bongo Ondimba est investi dès ce mardi à Libreville. Cette réélection pour un nouveau septennat a été critiquée notamment par la France et l'Union européenne.  La France dit constater que l'examen des recours n'a pas permis de lever tous les doutes. L'Union européenne, par le biais de sa mission d'observation électorale dit "regretter" que la Cour constitutionnelle n'ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors de la  présidentielle du 27 août dernier. Des prises de positions qui n'ont finalement eu aucun impact sur les résultats finaux.

Et c'est ce qui suscite cette interrogation chez certains spécialistes des questions africaines : l'UE a-t-elle perdu de sa force en Afrique francophone au Sud du Sahara? Louis Kemayou est journaliste et président du club de l'Information africaine:

"Ce temps est complètement passé pour plusieurs raisons. La première, c'est que l'Afrique n'est plus dans un tête-à-tête exclusif avec l'Union européenne... Du coup, les dirigeants se montrent plus capricieux qu'ils ne l'étaient avant."

Même si elle n'a pas réussi à inverser les résultats de la présidentielle au Gabon, l'UE se positionne désormais comme étant un acteur incontournable et crédible qui va influencer les comportements électoraux en Afrique. C'est l'analyse du politologue burkinabé, Saidou Abdoul Karim. Il officie au Centre pour la gouvernance démocratique de Ouagadougou:

"A patir du moment où on a l'Union européenne qui fait un rapport vraiment indépendant, un rapport critique, on peut considérer qu'aujourd'hui dans une élection africaine, le fait de solliciter l'expetise européenne peut être un gage de crédibilité du scrutin..."

L'UE avait également dénoncé les conditions de la tenue de la présidentielle au Congo, sans empêcher la réélection du président Denis Sassou Ngesso. Elle n'a cependant pas exprimé de position claire, après la réélection contestée du président tchadien, Idriss Déby Itno, par ailleurs président en exercice de l'Union africaine.

 

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