1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Europe

Future école germano-turque: multilinguisme et tolérance au programme du bac!

C'est une première en Allemagne : un lycée germano-turc va ouvrir ses portes à la rentrée prochaine. Un établissement privé où les élèves apprendront obligatoirement deux langues étrangères : le turc et l'anglais. Mais l'islam ne sera pas au programme.

Cologne, ville où le lycée germano-turc ouvrira ses portes dès septembre

Cologne, ville où le lycée germano-turc ouvrira ses portes dès septembre

Akman Hasim attendait la nouvelle depuis des mois. Cet entrepreneur de taxi d'origine turque, installé à Cologne depuis les années 80, se réjouit car il va pouvoir inscrire son fils, Ertugrul, 10 ans, dans le futur lycée germano-turc autorisé à ouvrir ses portes à la rentrée. C'est la première fois en Allemagne qu'un établissement de ce genre voit le jour dans un pays où vivent 2 millions et demi de Turcs.

Installé dans un ancien bâtiment de l'agence pour l'emploi, le nouveau lycée germano-turc accueillera à la rentrée ses premiers élèves. Ils seront une cinquantaine, garçons et filles. Plus tard, les effectifs atteindront les 800 élèves. L'établissement privé coûtera 2160 Euros par enfant et par an. Il est administré par une association culturelle germano-turque de tendance libérale qui veut favoriser le dialogue, la tolérance, le pluralisme et la démocratie.

Alp Sarac, président de l'association TDAB, dément tous liens avec le prédicateur turc en exil aux Etats-Unis, Fethullah Gülen à l'origine des lycées d'élites devant former de futurs responsables. L'établissement qui ouvrira à Cologne a reçu l'aval des autorités allemandes. Ce ne sera pas un lycée d'élite, mais on y enseignera quand même de manière élitaire explique Alp Sarac.

Pas d'enseignantes portant le foulard, ce sera interdit dans le nouveau lycée germano-turc. L'islam ne sera pas non plus enseigné mais remplacé par des cours d'éthique. En revanche, l'enseignement religieux catholique et protestant sera dispensé comme le prévoit la loi allemande. Ouvert toute la journée, l'établissement proposera deux langues étrangères obligatoires : le turc et l'anglais.

Gregor Hohmann-van Haaren, directeur du nouvel établissement, explique le développement de cette nouvelle technologie: " Différents spécialistes ont constaté que le turc convient aussi bien que le latin pour favoriser l'apprentissage des autres langues. Alors pourquoi apprendre une langue morte plutôt qu'une langue vivante comme le turc ? Nos élèves auront tous les mêmes chances. L'enseignement se fera en allemand et ils apprendront en plus l'anglais et le turc".

La moitié au moins des futurs élèves du lycée germano-turc de Cologne appartiendront à des familles d'origine étrangère. L'objectif est de mieux intégrer ces enfants en leur offrant de meilleures perspectives de formation. Et d'ouvrir le dialogue avec les Allemands.

Poursuivons sur le thème du multilinguisme, en allant au Luxembourg. Car le duché, pour des raisons géographiques et historiques claires, a trois langues officielles: le francais, l'allemand et le luxembourgeois. Un véritable casse-tête linguistique reflété par le système scolaire . Car les rejetons luxembougeois commencent leur scolarité par de l'allemand (lecture, écriture et chiffres), puis apprennent le francais dès l'école primaire... pour voir la plupart de leurs cours dispensés en luxembourgeois par les instituteurs.

Sans compter l'anglais, dont l'apprentissage se fait dès les 8 ans...

Pour les immigrés ou les enfants issus de l'immigration, ce casse-tête s'avère être un handicap, quand les parents ne sont pas aptes à les aider. Le système scolaire luxenbourgeois serait-ils discriminatoire, alors que le plurilinguisme est considéré comme une ouverture sur le monde?

Drôles d'oiseaux...

Prudence est mère de sûreté, on l'aura assez répété. Les Suisses du comté de Vau auraient tort d'oublier le virus H5N1. Si la clémence de l'hiver a réduit le flux migratoire des oisaux, les Vaudois craignent qu'une nouvelle pandémie de grippe aviaire ne vienne frapper l'Europe et font des exercices d'endiguement du virus en simulant des alertes de grippe... Mises en quarantaine, périmètres de sécurité, hommes en combinaisons et masques de protection... Résultat de ces exercices: 2000 poulets abattus.

Mais pour l'instant, tout ceci n'est qu'un jeu...

Retrouvez aussi, dans cette édition, le Portrait et le Carnet de Voyage.