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International

Funérailles nationales et anti-syriennes à Beyrouth

Des milliers de Libanais ont rendu un dernier hommage au général Wissam Al-Hassan, assassiné vendredi à Beyrouth. L'opposition accuse la Syrie d'avoir commandité l'attentat et réclame la démission du gouvernement.

La Place des Martyrs de Beyrouth a été envahie par une marée humaine, dimanche, pour les funérailles du général Wissam Al-Hassan, mort vendredi (19.10) dans un attentat. Le chef des renseignements de la police a été tué avec deux autres personnes dans l'explosion d'une voiture piégée qui a fait également 126 blessés dans le quartier d'Achrafieh, selon un dernier bilan.

L'attentat s'est produit vendredi dans le quartier d'Achrafieh. Le général, son chauffeur et une autre personne ont été tuées.

L'attentat s'est produit vendredi dans le quartier d'Achrafieh. Le général, son chauffeur et une autre personne ont été tuées.

L'oppposition avait appelé à une mobilisation massive pour ces funérailles. Elle accuse le régime syrien d'avoir commandité l'assassinat et réclame la démission du gouvernement de Najob Mikati, dans lequel le Hezbollah, traditionnel allié de Damas, joue un rôle prédominant.

Ennemi juré de la Syrie

Le général Al-Hassan est le plus haut responsable de la sécurité libanaise à être assassiné depuis la fin de la guerre civile. Et si les regards se tournent vers la Syrie, c'est parce que ce proche de l'ancien Premier ministre Rafiq Hariri - assassiné dans des circonstances similaires en 2005 - a joué un rôle majeur dans l'arrestation et l'inculpation, en août dernier, de Michel Samaha. L'ancien ministre libanais proche du pouvoir syrien a été accusé d'avoir préparé des attentats avec des militaires syriens, en vue de déstabiliser le Liban. Le général Al-Hassan avait également dirigé l'enquête sur les attentats qui ont frappé le Liban entre 2005 et 2008 et pour lesquels la Syrie a été pointée du doigt.

Séisme politique et débordements

Au Liban, cet assassinat ravive le spectre de la guerre qui a déchiré le pays entre 1975 et 1990 mais aussi la crainte de voir revenir les assassinats de personnalités hostiles à la Syrie. Selon les experts, cela montre également que même affaibli par la révolte déclenchée en mars 2011, le pouvoir syrien est encore capable d'agir chez son voisin.

Des manifestants ont tenté de prendre d'assaut le siège du Premier ministre

Des manifestants ont tenté de prendre d'assaut le siège du Premier ministre

Le Premier ministre Najib Mikati a lui-même évoqué une implication syrienne. Face aux appels à la démission, il a répondu à l'opposition : "J'ai assuré au président que je n'étais pas attaché au poste de chef du gouvernement. Il m'a demandé de rester dans l'intérêt national et pour éviter un vide politique" .

Sa déclaration n'a pas convaincu les manifestants. En marge des funérailles du général al-Hassan, des manifestants ont forcé un barrage de sécurité et tenté de prendre d'assaut le siège du Premier ministre. La police les a dispersés en tirant des grenades lacrymogènes et des coups de feu en l'air. L'opposition a annoncé qu'elle rejetterait toute forme de dialogue tant que le gouvernement de Najib Mikati n'aurait pas démissionné. Mais son chef, Saad Hariri, a lancé un appel au calme et demandé à ses partisans de rentrer chez eux. "Nous voulons que le gouvernement tombe, mais de manière pacifique", a-t-il dit à la télévision.

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