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International

Fukushima, à quand toute la vérité ?

Au Japon, la catastrophe dans la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, provoquée par les puissants séisme et tsunami du 11 mars dernier, est d'une ampleur plus importante que ce qui était connu jusqu’ici.

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Des techniciens de Tokyo Electric Power, sur le site de Fukushima

Début mai, Tepco, Tokyo Electric Power, l'exploitant de la centrale, avait admis que du combustible nucléaire avait fondu dans le réacteur n°1. Mais lundi, des responsables de Tepco ont reconnu qu'il y avait également eu des fusions de barres de combustible dans deux autres des six réacteurs que compte Fukushima, les réacteurs n°2 et n°3.

La fusion nucléaire dans le réacteur n°1 s’est produite le 12 mars,au lendemain du séisme et du tsunami qui ont dévasté le littoral oriental du Japon. Mais dans les 60 à 100 heures qui ont suivi, une fusion nucléaire s’est également produite dans les réacteurs 2 et 3 de la centrale de Fukushima. Une information que certains experts avaient laissé entendre, mais que Tepco n'avait jusqu'ici jamais confirmée.

Selon l’expert du nucléaire Masanori Naito de la radio publique NHK, l’opérateur a trop tardé à diminuer la pression en ouvrant les ventiles de sécurité. Mais, sur place, la radioactivité était telle qu’il n’était pas simple d’intervenir. Et puis après le tsunami, les systèmes de secours auxiliaires prévus étaient tous hors d’état de fonctionner. Masanori Naito :

« Personne n’avait sérieusement réfléchi à l’éventualité d’une telle catastrophe – y compris moi-même. Nous pensions que jamais tous les systèmes, toutes les fonctions pourraient faire simultanément défaillance. Nous n’avons pas cru que ce scénario, le pire imaginable, puisse vraiment se produire. Nous étions naïfs... »

Japan Fukushima Tsunami Masataka Shimizu Tepco Präsident

On a appris cette semaine la démission de Masataka Shimizu, le PDG de Tepco

La recherche des responsabilités et des défaillances des responsables politiques, des experts et de l’opérateur Tepco dans le déroulement de la catastrophe ne fait que commencer. Ainsi, le Premier ministre japonais Naoto Kan fait l’objet de vives critiques et d’ attaques de l’opposition qui lui reprochent, entre autres, d’avoir fait stopper pendant près d’une heure le refroidissement de la centrale avec de l’eau de mer dans la soirée du 12 mars.

Premierminister Japan Naoto Kan zum Erdbeben

Le Premier ministre Naoto Kan doit faire face à de vives critiques

Naoto Kan a tenté de se justifier devant le Parlement japonais : « Ni moi, ni aucun collaborateur n’a donné l’ordre de stopper le versement d’eau de mer dans le réacteur. D’un autre côté, ni moi, ni aucun responsable à ma chancellerie n’a été correctement informé des opérations menées. »

Quoiqu’il en soit, plus de deux mois après le séisme de magnitude 9 et le tsunami qui ont dévasté le nord-est de l’archipel japonais, les techniciens peinent toujours à endiguer les fuites radioactives et à reprendre le contrôle de la situation. Lundi, le gouvernement japonais a approuvé la constitution d'une commission d'experts indépendants pour faire toute la lumière et éviter à l’avenir la répétition d’une telle catastrophe. Cette commission d’experts devrait établir un rapport intermédiaire en décembre prochain et un document final à l'été 2012.

Auteurs : Peter Kujath, Philippe Pognan
Edition : Fréjus Quenum

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